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MOGADISCIO

Elenco degli schiavi liberati in Mogadiscio nel 4o trimestre 1905.

Relevé des esclaves affranchis à Mogadicho pendant le 4o trimestre de 1905.

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ERITREA

Relazione riguardante gli schiavi liberati durante l'anno 1904 dalle varie Autorità della Colonia.

Asmara, 25 febbraio 1905.

Come si è praticato negli scorsi anni da questa Direzione ho l'onore di rassegnare all' E. V. un riassunto sommario dell' opera spiegata dalle Autorità della Colonia durante l'anno 1904, in applicazione all'Atto Generale di Bruxelles per la repressione della schiavitù.

Sul finire del 1903 il Commissario Regionale del Seraè venuto a conoscenza che in Uogaricò era giunta una giovane schiava fuggita dal Tigrai, la fece chiamare ad interrogarla seppe che era nata in schiavitù circa 19 anni prima da certa Mantuì con la quale era cresciuta in Tigrai nella casa di certo Batha Apties.

Messasi d'accordo con lo schiavo liberato Bachit Uoldesellassè fuggì in Colonia con lui, sapendo che in territorio italiano poteva ritenersi libera. Appena giunta in Uogaricò sposò il Bachit con cui era fuggita.

Pur sapendo che la madre era di origine Baza dichiarò che non voleva ritornare ai suoi paesi ma che desiderava rimanere col marito in Uogaricò.

Il Commissario Regionale del Seraè dichiarandola libera la muni della prescritta carta di liberazione.

ÉRYTHRÉE

Rapport sur l'œuvre d'affranchissement accomplie pendant l'année 1904 par les diverses autorités coloniales.

Asmara, le 25 février 1905.

Me conformant à l'usage suivi depuis des années dans cette Direction, j'ai l'honneur de transmettre à Votre Excellence un rapport sommaire sur l'œuvre accomplie par les autorités coloniales durant l'année 1904, en exécution des stipulations de l'Acte général de Bruxelles relatif à la répression de l'esclavage.

A la fin de l'année 1903, le Commissaire régional du Séraé, ayant appris qu'une jeune esclave fugitive du Tigré était arrivée à Ouogarico, la fit comparaître devant lui. Elle | lui raconta qu'elle était née en esclavage, il y a quelque dix-neuf ans, d'une nommée Mantui et qu'elle avait grandi aux côtés de sa mère, dans la maison d'un certain Batha Apties, au Tigré.

S'étant entendue avec l'affranchi Bakit Ouoldesellassé elle parvint à se sauver en Érythrée, convaincue que sur le territoire italien elle acquerrait la liberté; dès son arrivée à Ouogarico elle avait épousé ledit Bakit.

Bien que sa mère fût d'origine Baza, elle déclara ne pas vouloir rentrer dans son pays natal et exprima le désir de demeurer avec son mari à Ouogarico.

Le Commissaire régional de Séraé prononça en conséquence son affranchissement et lui remit le certificat prescrit en l'occur

rence.

Il 4 gennaio 1904 si presentava al Com- Le 4 janvier 1904, se présenta devant missario Regionale del Seraè una giovane le Commissaire régional du Séraé une jeune indigena di nome Menià detta Letteiet Manna fille indigène, du nom de Menia, dite Letteiet domandando di essere dichiarata libera. Manna, pour demander son affranchisseDi origine Galla era stata razziata da bam- | ment. Elle était d'origine galla et avait été, bina e venduta a Gondar e quivi da circa sette anni condotta in Colonia ove rimase come serva in casa di Cantiba Manna di Mai Albò.

Aderendo alla richiesta della Menià il Commissario Regionale del Seraè le rilasciò la prescritta carta di liberazione.

Il 1° febbraio 1904 il cicca (capo di un

tout enfant, enlevée et vendue à Gondar; sept ans plus tard environ, on l'avait con| duite dans la Colonie où elle était entrée au service de Cantiba Manna de Mai Albo.

Le Commissaire régional du Séraé donna suite à la demande de l'esclave susdite et lui délivra le certificat d'affranchissement réglementaire.

Le 1er février 1904 le Tchika (chef local)

paese) di Azernà Araghit presentò al Com- | d'Azerna Araghit amena devant le Commismissario Regionale del Seraè la giovane in-saire régional du Séraé la jeune fille indigène digena Lettemariam Lebsè. Avendola incontrata sola presso il paese, la interrogò e avendo saputo che era una schiava fuggitiva si affrettò ad accompagnarla al Commissario da cui dipende.

La Lettemariam di origine Galla Giarrè fin da bambina era stata razziata dai Dervisci che la condussero in Ondurman ove fu venduta. Cambiò vari padroni ed infine essendosi trovata vicino al nostro confine ed avendo sentito dire «< che gli italiani non permettono che si venda la gente », era fuggita in Colonia. Qui prestò dapprima servizio presso alcuni indigeni ma poi non volendo restare come serva presso il padrone che aveva trovato si allontanò coll' intenzione di presentarsi alle autorità italiane, fu allora che incontró i cicca di Azernà Araghit.

Il Commissario Regionale del Seraè la dichiarò libera e le consegnò la prescritta carta di liberazione.

Nello stesso giorno 1° febbraio 1904, il Commissario Regionale del Seraè dichiarava libero l'indigeno di origine Galla Sidimà, Garemariam Tomat, e lo muniva della prescritta carta di liberazione.

Il Garemariam rapito ai suoi genitori in Uolamò (Etiopia) veniva condotto nel Goggiam e venduto a certo Ahmed Hagos Asserò. Questi dovendo recarsi in Colonia per ragioni di commercio lo portò seco e giunto in Addi Itai a mezzo di certo Haggi Hassen Zeinù vendette il Garemariam all'indigeno Mohamed Idris dei Beni Amer, per 110 talleri.

Venuto il fatto a conoscenza del capo indidigeno che comanda il paese di Addi Itai, questi si recò subito a denunciare la cosa al Commissario Regionale del Seraè, il quale fece immediatamente arrestare dall'Arma dei RR. Carabinieri l'Haggi Hassen Zeinù, l'Ahmed Hagos Asserò ed il Mohamed Idris, dichiarò libero il Garemariam, che dichiarò di volersi stabilire in Colonia, e denunciò il reato alla competente autorità giudiziaria.

Lettemariam Lebsé, qu'il avait rencontrée seule dans le voisinage de sa circonscription. Ayant appris qu'elle était esclave fugitive, il s'était empressé de l'amener devant ledit Commissaire régional, dont il était ressortis

sant.

Ladite Lettemariam, d'origine galla djarré, avait été enlevée, dans son enfance, par les Derviches qui la conduisirent à Ondurman, où elle avait été vendue. Elle avait eu plusieurs maîtres jusqu'au jour où s'étant trouvée à proximité de notre frontière et sachant que « les Italiens ne permettaient pas le trafic des êtres humains », elle s'était réfugiée dans la Colonie. Elle entra d'abord au service de différents indigènes, mais résolue à ne pas demeurer davantage dans la condition servile, elle quitta son dernier maître dans l'intention de se présenter devant les autorités italiennes; c'est à ce moment qu'elle fit la rencontre du Tchika d'Azerna Araghit.

Le Commissaire régional du Séraé la déclara libre et lui remit une lettre d'affranchissement.

Le même jour, 1er février 1904, le Commissaire régional du Séraé déclarait libre l'indigène Garémariam Tomat, d'origine galla sidima et lui remettait un certificat d'affranchissement.

Ledit Garémariam, enlevé à ses parents à Ouolamo (Ethiopie), avait été conduit au Godjam et vendu au nommé Ahmed Agos Assero. Ce dernier, devant se rendre pour affaires commerciales dans la Colonie, s'était fait accompagner par Garémariam. Arrivé à Addi Itai il le vendit pour 110 thalers, par l'intermédiaire d'un certain Hadji Hassen Zeinou, à l'indigène Mohamed Idris, de la tribu des Beni-Amer.

Le fait étant parvenu à la connaissance du chef indigène placé à la tête du pays d'Addi Itai, celui-ci s'empressa d'en saisir le Commissaire régional du Séraé, qui donna immédiatement l'ordre aux Carabiniers Royaux d'arrêter Hadji Hassen Zeinou, Ahmed Hagos Assero et Mohamed Idris. Il prononça ensuite l'affranchissement de Garémariam - lequel déclara vouloir se fixer dans la Colonic — et déféra le délit à l'autorité judiciaire compé

tente.

Il 5 maggio 1904 ebbe luogo il dibatti- Le 5 mai 1904 les prévenus comparurent mento avanti alla Corte d'Assise di Asmara | devant la Cour d'Assises d'Asmara qui re

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