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chasse sur le mont Tsoughé (Teou ki), y trouva un grand morceau de glace qu'il apporta à son père : on établit alors une glacière; et depuis ce temps, il est d'usage d'offrir au Daïri, le premier jour du sixième mois, de la glace de la province de Yamato ". On appelle cet usage kakousi okou (thsang tchi). Dans la province de Fida (Fei tan), vécut un homme nommé Souk na (Sou nan), ayant un corps, deux têtes, quatre bras et quatre jambes : il fut trèsfort et adroit; d'une main il tenait un arc, de l'autre les flèches, de la troisième et quatrième un sabre, qu'on dit avoir été long de neuf éventails ou de quatre-vingt-dix pouces. Comme il insultait tout le monde, le Daïri chargea Také fourou kouma (Wou tchin hioung) de le mettre à mort. Pendant tout son règne, Nin tok s'occupa jour et nuit du soin de l'empire. Il fut généreux et plein de bonté; aussi de son temps la prospérité et la fé

condité furent sans exemple Il gouverna pendant 87 ans, et mourut à l'âge de ll0 ans *.

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RI TsIoU TEN o (Li tchoung thian hoang), fils de Nin tok, eut pour mère Iwa riki-no fimé (Phan tchi yuan), petite fille de Také outsi, et fille de Katsoura kino Sotsou fiko (Kô tchhing Sy tsin yan). Après la mort de son père, et après avoir été inauguré, ce Daïri voulut épouser Kourofimé (Hé yuan), fille de Tayasiro-no soukouné (Thian chi tai sou ni): il envoya son frère cadet Soumi Yosi-no naka-no osi (Tchu ky tchoung houang tsu) en prévenir le père : mais ce frère le trompa ; il se donna pour le Daïri et coucha avec Kouro fimé. En partant, il eut l'imprudence d'oublier un grelot (souzou). L'empereur, allant la nuit suivante chez cette dame, vit ce grelot et lui demanda à qui il appartenait; elle répondit qu'il l'avait oublié la nuit précédente : il le reconnut pour être à son frère, soupçonna ce qui s'était passé, en conçut beaucoup de chagrin, et se retira sans rien dire de plus. Son frère ayant su que sa supercherie était connue, assembla des troupes, se révolta et investit le palais. L'empereur, qui ne se méfiait de rien, avait bu trop de vin et dormait d'un profond sommeil; trois de ses serviteurs, Fégouri-no Kitsou-no soukouné, Monono bé-no omaé et Atsi-no kimi, voyant qu'il était impossible dans le moment de réunir assez de monde pour résister, l'éveillèrent, l'assirent de force à cheval, et le conduisirent dans la province de Kawatsi. Naka-no osi, ignorant sa fuite, mit le feu au palais situé dans le Naniwa. L'empereur, arrivé dans le Yamato, y leva une armée nombreuse : son frère cadet Mitsou fa Waké-no osi (Soui tchi pié houang tsu)vint du Naniwa pour le voir : le Daïri, se méfiant de lui, lui ordonna, pour preuve de son attachement, d'y retourner et de tuer son frère Naka-no osi; il partit en effet avec Ki tsou-no soukouné (Moü wen soü ni), et réussit à corrompre Sasifiré, l'un des gardes de Naka-no osi, qui assassina son maître pendant qu'il était sur la garde-robe. Kitsou-no soukouné parvint à convaincre Mitsou fa Waké que, quoique Sasi firé eût fait une action louable, il méritait la mort pour avoir porté la main sur son maître; il fut donc égorgé avec tous ceux qui avaient pris part à la révolte. La tranquillité rétablie, le Daïri bâtit un palais à Iwaré (Phan yu), dans la province de Yamato. Il confia le gouvernement de l'empire aux quatre gouverneurs généraux Fégouri-no Kisou-no soukounné (Phing kiun mou wen sou ni), Soga-no Matzi-no soukouné (Sou ngo mouon tchi sou ni), Monono bé-no irofou-no omourazi (Wé pou i liu fé ta lian) et Tsouboura-no ôkimi (Yuan ta szu tchu). Pour récompenser le dévouement de son frère Mitsou fa Waké-no osi, il le nomma Taïsi, ou successeur à l'empire. Ce Daïri étant un jour en bateau sur un étang de son palais, une quantité de fleurs de cerisier (wakoura fana, yng houa) tomba dans sa tasse à boire du vin. Il en fut si charmé, qu'il nomma le palais Waka sakoura-no miya (Tchi yng koung), ou le palais des cerises nouvelles. Il envoya des savans dans toutes les provinces de l'empire pour en écrire l'histoire. Il régna 6 ans, et mourut après en avoir vécu 70.

(l) Outre la glace de la province de Yamato, où il y a une grande glacière, le Siogoun envoie de Yédo au Daïri, le 1" du 6° mois, de la glace du mont Fousi-no yama. Le prince de Tamba lui offre également de celle du mont Fimourou yama : elle lui est présentée

ce même jour. Tous les Japonais se sont, à la même époque, des présens de petits gâteaux à la

glace, qu'on prépare pendant l'hiver et que l'on

conserve à cet effet. — KL.
(2) Son titre d'apothéose est FIRA No-No DAï
MIo sIN (Phing yé ta ming chin). — KL.

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FAN sIo TEN o (Fan tching thian houang) était frère cadet de Ri tsiou. Il portait, avant son avénement au trône, le nom de Mitsoufa Waké-no osi.Ayant été élu Taïsi après l'assassinat de Naka-no osi, il demeura à Tanpi (Tan pi), au palais de Siba gaki-no miya (Tchhai li koung), dans la province de Kawatsi. Il mourut après un règne de 6 ans ".

(l) FAN sIo TEN o mourut le 25° jour du donc pas régné six ans ; mais au Japon il est 1er mois de la 6° année de son règne : il n'a d'usage de compter de cette manière, et un

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IN KIo TEN o (Yun koung thian houang) était frère cadet de Fan sio. Comme ce prince était très-maladif depuis son enfance, son père et ses frères l'aimaient peu, quoiqu'il fût d'un caractère très-doux. A la mort de Fan sio, tous les grands de l'empire voulurent le nommer Daïri; mais il refusait constamment d'accepter cette dignité. Son épouse Osi zaka o naka fimé (Jin pan ta tchoung yuan) lui représenta l'inconvenance de résister plus long-temps à leurs vives instances; il s'y rendit à la fin, et fut proclamé Daïri, plus d'un an après la mort de son frère. On fit venir du royaume de Sinra (en Corée), un habile médecin qui rétablit entièrement sa santé.Alors In kio s'appliqua soigneusement au gouvernement de l'empire, et fit examiner et vérifier les généalogies de toutes les familles du peuple et des grands de l'empire ".

Il aima beaucoup So toori fimé (I thoung ki), sœur cadette de sa femme, lui fit bâtir le palais de Fouzi wara-no miya (Theng yuan koung) dans le Yamato, et la prit pour maîtresse. L'impératrice en fut si jalouse, qu'elle voulut se jeter dans le feu. Alors le Daïri fit construire pour So toori fimé le palais de Tsinou-no miya (Mao thing koung), dans la province Kawatsi, à une grande distance du sien; ce qui apaisa son épouse. Il allait pourtant voir souvent son amante à Tsinou-no miya. So toori fimé composa sur ce sujet des vers, qu'on estime encore beaucoup aujourd'hui.

Il régna 42 ans, et mourut âgé de 78 ans. Son fils Ki nasi-no karou-no osi (Mou li king houang tsu), prince héréditaire, était un débauché. Il souleva le peuple et fit la guerre à son frère cadet Anaso-no osi (Hiué soui houang tsu); mais il fut vaincu et périt dans sa fuite. D'autres disent qu'il fut exilé par son

frère dans la province d'Iyo (I yu).
XXI. DAIRI # R # # AN Ko TEN O.

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AN Ko TEN o (Ngan khang thian houang) était fils d'In kio. Il porta d'abord le nom d'Ana so-no osi, et fut proclamé Daïri après la défaite de son frère. Sa mère était Osi zaka o naka fimé, fille de Fouta maka-no osi (Eul khi houang tsu). Il établit sa résidence dans le palais d'Anafo-no miya (Hiué soui koung), à Iso-no kami (Chy chang) dans la province de Yamato. Se méfiant de son oncle O kousa ka-no osi (Ta thsao hiang houang tsu), il envoya des troupes qui le tuèrent, et conduisirent sa concubine Nakaré simé (Tchoungti ki) dans le palais du Daïri; celui-ci la prit pour maîtresse. Elle avait d'Okousaka-no osi un fils nommé Mirin o (Mei lun wang): comme sa mère demeurait dans le palais, il y avait un libre accès. Quoique le Daïri le fît surveiller à cause de l'assassinat de son père, Mi rin o, le trouvant un jour endormi sur les genoux de la princesse sa mère, le tua.

enfant né au l2° mois de l'année , est censé règne , ou l'an 415 de J. C. De cette époque avoir déjà vécu un an.— KL. datent les noms de famille et les surnoms au (l) Ce fut dans la quatrième année de son Japon. — KL.

Ce Daïri a régné 5 ans, et en a vécu 56.

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YoU RIAK TEN o*(Hioung liö thian houang), frère puiné d'An ko, apprenant sa mort, revêtit à la hâte sa cuirasse et accourut au palais. Mi rin o, effrayé, déclara que son intention n'avait pas été de devenir Daïri, mais qu'il avait seulement voulu venger son père. Puis il prit la fuite et se cacha dans la maison de Katsouraki-no tsouboura-no daisin (Kö tchhing yuan ta tchhin). You riak, soupçonnant ses deux frères Saka asi-no osi (Pan ho houang tsu) et Ya tsouri-no osi (Pâ tiao houang tsu) d'être complices de Mi rin o, tira son sabre, et tua Ya tsouri; l'autre prit la fuite et se cacha avec Mi rin o. L'empereur, irrité, enjoignit à Tsouboura-no daïsin de les chasser de chez lui; sur son refus, il ordonna que l'on investît sa demeure et que l'on y mît le feu. Mi rin o et Tsouboura périrent dans l'incendie. Se méfiant aussi de son neveu Itzi-no bé-no osi (Chi pian houangtsu), fils de Ri tsiou, il le perça d'un coup de flèche à la chasse. Son palais de Fotsou sé-no asa koura-no miya (Pô lai tchao tsang koung) était dans le Yamato. Il chargea Fégouri-no matori (Phing kiun tchin niao), Otomono mourasi moriya (Ta pan lian chy wö), et Monono bé-no mourasi (Wé pou lian mou), du gouvernement de l'empire. Ce Daïri était d'un caractère féroce ; il se plaisait à répandre le sang : il fit périr grand nombre d'innocens, ce qui lui valut le nom de DAï AkoU TEN o (Ta o thian houang), le très-mauvais Daïri. Il aimait la chasse; un jour qu'il se trouvait sur les montagnse de Katsouraki, il y eut un entretien avec le dieu de ces monts.

(l) On écrit aussi le nom de ce Daïri KoU RIAK TEN o; mais c'est par erreur.— KL.

Le Sinra, le Kôraï et le Fiaksaï se révoltèrent sous son règne, et refusèrent de payer le tribut ; il y envoya des troupes qui firent rentrer ces royaumes dans le devoir. Le Fiaksaï resta toujours soumis au Japon; mais le Sinra et le Kôraï ne le furent que par intervalles. La 21° année de son règne (477), Ten sio dai sin lui apparut en songe et lui enjoignit de bâtir encore un temple dans l'Izé; il exécuta cet ordre le 9° mois de l'année suivante. Le temple fut dédié au dieu Toyo ke daisin (Fung cheou taï chin); il était situé à Ta-no wara (Thian yuan), sur une montagne du district de Watara ye-no kosori (Tou hoei kiun); à présent on l'appelle Gekoü ou le temple intérieur ". La même année, un pêcheur nommé Oura sima-no ko (Phou tao tsu) prit dans le Mitsou-no ye (Choui kiang), rivière de la province de Tamba, une grande tortue qui se changea en femme et prit cet homme pour mari; elle alla avec lui à l'île de Fouraisan (Fung lai chan)*. Cet empereur régna 25 ans, et mourut à l'âge de 62.Au commencement de son règne, il fut cruel ; dans la suite il se modéra beaucoup, de sorte que l'empire resta en repos et que sa prospérité s'accrut *.

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SEï NEï TEN o (Thsing ning thian houang), fils d'You riak, avait pour mère Katsouragi-no mo fimé (Kö tchhing han yuan), fille d'Ousoura-no daisin (Yuan

ta tchhin). A la mort de You riak, Kibi-no Waka fimé (Ky pi tchi yuan), belle

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défunts sont révérés comme des kami ou esprits. Outre le bambou du Daïri régnant, on ccn. serve également dans le Ghe kou un chapeau de paille, un manteau pour garantir de la pluie et une bèche; ce sont les attributs de l'agriculture, occupation qui tient le premier rang au Japon , après l'état militaire. Ces objets y sont placés derrière un rideau de toile blanche ; le peuple croit que ce sont des images de dieux qu'on y cache.— KL. (2) Voyez la note l à la page 6. Les Japonais appellent proverbialement Fou rai san tous les lieux où l'on conserve des trésors.— KL.

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