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mère de Seï nin, voulut faire monter sur le trône son fils Fosi kawa-no osi (Sing tchhouan houangtsu); mais les deux premiers ministres Otomo-no mourouya-no otsoura (Chyyó ta lian) et Yamato-no aya-no tsouka-no atasi (Toung han kiu tchy) firent mettre la mère et le fils à mort.Alors Seï neï fut proclamé Daïri. Il établit sa résidence à Iwa ré-no mika gouri (Phan yu oung ly) dans le Yamato , et chargea du gouvernement Olomo-no moura-no otsoura et Fégouri-no matori. Il était né avec des cheveux blancs, ce qui lui fit donner le surnom de SIRA GANo TEN o (Pé fà thian houang), ou le Daïri à cheveux blancs : il régna 5 ans, et mourut âgé de 42 ans.

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GHEN so TEN o (Hian tsoung thian houang) était petit-fils du Daïri Ritsiou, et fils d'Itsi-no bé-no osi. Il était encore très-jeune lorsque You riak tua son père à la chasse; alors il s'enfuit avec son frère aîné Nin ken (Jin hian) dans la province de Farima, où ils vécurent comme des gens du commun. Ils prirent du service dans le district d'Akasi (Ming chy), chez Osi oumi bé-no Fosomé (Jin hai pou si moü), et gardèrent les bestiaux, sans se faire reconnaître. Yama-no bé-no Otate (Chan pou siao jun), prince de Farima, vint un jour à Akasi, où il rencontra Ghen sô, qui, dansant et chantant devant lui, déclara dans sa chanson qu'il était petit-fils de Ritsiou : le prince en instruisit Sei nei ten o, qui, n'ayant point d'enfans, en fut enchanté, fit venir Ghen et Nin ken à la cour et les adopta. A la mort de Sei nei, Ghen sô voulut que son frère succédât au trône; mais celui-ci refusa, disant que puisque c'était Ghen sô qui avait découvert leur origine au prince de Farima, il avait le plus de droits au rangsuprême.Ces deux princes ne pouvant s'accorder, leur sœur aînée Isi toyo-no kwo nio (Fan fung houangniu), qui était mariée, se chargea du gouvernement; mais elle s'abstint depuis de son mari. Elle mourut dix mois après, et on ne la compte pas parmi les Daïris, parce que son règne n'a pas été d'une année entière.Après sa mort, elle reçut le titre d'IFI Toyo-No TEN o (Fan fung thian houang). Les grands de l'empire et le premier ministre (Ta lian)insistèrent alors de nouveau pour qu'un des deux princes prît le gouvernement : Ghen sô fit son possible pour persuader à Nin ken d'occuper le trône; mais il rejeta la proposition, et parvint à la fin à le faire accepter à son frère, au grand contentement de tout le peuple. Cet empereur résida dans le palais de Ya tsouri-no miya (Pâ tiao koung) dans le Yamato. Il institua pour le 5° jour du 5° mois le festin nommé kiokou sou-no nen (kiu choui yan) *, donna au prince de Farima Yama-no bé-no Otaté le titre de san kwan (chan kouan), ou gouverneur des montagnes, et le combla de richesses. Beaucoup de gens ayant perdu la vie à la mort de son père, le Daïri fit chercher leurs enfans et leurs familles, et leur distribua des présens. Une vieille femme nommée Okimé (Tchi mou) savait seule l'endroit où son père avait été enterré; elle en informa le Daïri, qui très satisfait yalla aussitôt, y trouva le corps, et le fit enterrer de nouveau avec pompe. Il récompensa généreusement Okimé et sa famille. Dans la province de Yamato il y avait un vieillard nommé Iama (Tchu kan), qui, dans la fuite du Daïri à Farima, lui avait pris le peu de riz qu'il avait sur lui. Etant parvenu au trône, ce prince manda le vieillard, et lui fit trancher la tête sur les rives de l'Asoukagawa (Fei niao ho). Il fit aussi couper les tendons des pieds à tous les parens de cet homme, et l'on prétend qu'encore aujourd'hui leurs descendans naissent boiteux. Pendant son règne, ce Daïri déchargea ses sujets de tout impôt, de sorte que le peuple (pé sing) devint riche. Durant cette période, les cinq espèces de grains furent si abondantes, qu'on achetait cent kokf(chy)*ou ballots de riz pour la dixième partie d'une once d'argent. Ghen sô régna 5 ans, et mourut à l'âge de 58 ans.

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NIN KEN TEN o (Jin hian thian houang), frère aîné de Ghen sô, lui succéda après sa mort. Il habita le palais de Yso-no kami-no siro taka-no miya (Chy chang kouang kao koung) dans le Yamato.

Sous son règne, qui fut de l l ans, l'empire jouit du repos, et les cinq espèces de grains furent abondantes *.

(l) Cette fête est originairement chinoise. livres du Japon, qui équivalent à une livre et

On s'assemble au bord d'une rivière pour s'y
divertir et boire du vin. — KL.
(2) Le kokf, en chinois khing, et appelé par
les Hollandais ganting ou ganton, est la seule
mesure usitée au Japon pour le riz, le froment
et les autres grains. Chaque kokf pèse 82 à 85

un quart, poids de Hollande. — KL.

(5) L'original japonais n'indique pas l'âge auquel ce Daïri parvint. M. Tithsing avait ajouté, dans sa traduction, les mots : « Il mourut à l'âge « de 4 l ans. » Kaempfer le fait vivre 5l ans. — KL.

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BoU RETs TEN o (Wou lié thian houang) était fils de Nin ken. A la mort de son père, et avant que Bou rets fût proclamé Daïri, Fégouri-no matori (Phing kiun tchin niao), grand de l'empire, qui avait gouverné l'état sous You riak, voulut s'emparer du pouvoir suprême. Bou rets se proposait d'épouser Kagé fimé (Yn yuan), fille de Monono bé-no soga-nos (Wé pou thsou lou ho); mais Sibi-no sin (Wei tchhin), fils de Matori, l'enleva. Matori avait un beau cheval ; Bou rets le lui demanda, et éprouva un refus. Tout cela l'aigrit au point qu'il envoya O domo-no kana moura (Ta pan kin tsoun), avec quelques milliers de soldats, contre Matori. Kana mourou mit d'abord à mort Sibi-no sin, puis Matori. Ce dernier était petit-fils de Také outsi-no soukouné.

Ce ne fut qu'après cet événement que Bou rets fut proclamé Daïri. Ce fut un très-mauvais prince : il résida dans le palais de Fatsous no moumouki-no miya (Pho la1 tchhing koung) dans le Yamato. Il ouvrait le ventre à des femmes enceintes pour voir l'intérieur de leur corps. Il faisait arracher les ongles aux gens, et les forçait à déterrer dans cet état avec les doigts la racine yama-no imo'; il en faisait monter d'autres sur des arbres que l'on sciait ensuite, ou bien il les y perçait à coups de flèche pour les faire tomber. D'autres étaient jetés dans des réservoirs pleins d'eau et tués à coups de lance ; il faisait lier des femmes nues à des planches, pour que des étalons pussent les saillir. Il commit encore un grand nombre d'autres crimes. Il était toujours plongé dans le vin et le libertinage; tout le monde le craignait et le détestait.

Il mourut sans enfans, après avoir régné 8 ans. Il était descendant, à la vingt-septième génération, de Nin tok ten o, dont la famille fut éteinte avec lui.

XXVII. DAIRI # R # # KEi TAï TEN o, (De 507 à 551 de J. C.) KEi TAï TEN o (Ki thi thian houang ) descendait, à la cinquième géné

ration, d'O zin ten o. Le fils de celui-ci, Fouta mata-no osi (Eul kou houang tsu), fut père d'Ofoi ratsou go (Tai lang tsu), dont le fils Fiko nousi bito-no o

(l) En chinois chu yu. Cette racine est co- yamatsou imo et naga imo. C'est le dioscorea mestible; elle est noirâtre et a souvent trois japonica de Thunberg.— KL. pieds de longueur. On l'appelle aussi au Japon

(Yan tchu ta wang) engendra Kei tai. D'autres auteurs prétendent que le fils d'O zin, nommé Si si o (Szu feï wang), fut le père de Fiko nousi bito-no o, et que par conséquent Kei tai était arrière-petit-fils d'O zin. Keï taï avait séjourné pendant long-temps dans la province de Yetsizen. A la mort de Bou rets, et à l'extinction de la famille de Nin tok, les trois principaux ministres, Odomo-no Kana moura-no otsoura, Monono-no Soga-no fi-no otsoura, et Kosé-no Obito-no daisin (Kiu chi Nanjin ta tchhin), tinrent conseil, et résolurent de faire venir Keïtaï à la cour. Il établit sa demeure dans le palais de Kousoufa-no miya (Tchang ye koung). Le miroir impérial, le glaive précieux et la tablette des esprits * lui furent offerts par Kana moura. Cinq fois il les refusa; à la fin il les accepta, sur les vives instances de Kana moura et de ses collègues, et fut proclamé Daïri, à 'âge de 58 ans. Il conféra le gouvernement aux trois ministres nommés plus haut, et fixa son séjour d'abord à Tsoutsou ki (Thoung tchhing)*, ville du Yamasiro, puis à Otomi (Y hiun) dans la même province, et enfin à Ywa ra (Phan yu) dans la province de Yamato, au palais de Tama wo-no miya (Yu soui koung). Iwa i (Phang tsing), seigneur du pays de Tsoukouzi, excita une révolte dans les provinces de Fizen, Figo, Bounzen et Boungo, et retint les tributs des Sankan. Le Daïri chargea Kana moura et Soga-nofi de marcher contre lui. Ils quittèrent la capitale, et Soga-no fi attaqua le rebelle à l'improviste dans le district de Mi i-no kouri (Yu thsing kiun), où il fut tué. Par la mort d'Iwa i, la tranquillité fut rétablie dans le Tsoukouzi. Le Daïri nomma alors Kéma no (Mao ye), natif de la province d'Oomi, gouverneur au Sankan. Celui-ci y étant arrivé, monta sur un lieu élevé d'où il harangua les officiers civils et militaires du Sankan qui s'étoient prosternés

(l) Ces trois objets précieux sont appelés 2. Le glaive Kousa nagino tsourougi;

# # # = san ziou zin bo (san tchoung

chin pao) : ce sont les attributs ou marques

5. Le miroir Ya ta-no kagami. Le dieu envoya ces trois choses précieuses sur la terre : à présent on les nomme ordinai

d'honneur de la dignité de Daïri. On prétend que leur origine remonte au temps de Ten sio dai sin, de qui ZIN MoU TEN o descendait dans la cinquième génération.

Le ## # ja Wa zi si (Ho szu chi) ou l'Origine des choses japonaises, ouvrage composé par Kaibara tokzin, et imprimé en 1697, dit (vol. III, fol. 50) que Ten sio dai sin présenta au dieu Amatsou fiko fonoki ninigi-no mikotto :

l. La boule ou planchette Yasaka ni-nomaka tama; on dit qu'elle est d'une pierre verdâtre, avec deux petits trous ronds ;

rement Zensi, Fo ken et Mi komi.

Le glaive Kousa nagi-no ken (ouTsourougi) a déjà été mentionné dans l'histoire du xII° Daïri KEI Ko TEN o. Alors Yamato fimé, prêtresse d'Izé, donna à son frère Yamato také-no mikoto ce glaive, qui lui servit à couper l'herbe, ce que désigne son nom. Voyez plus haut, page 15. — KL.

(2) Selon la plupart des auteurs japonais, dans la 5° année de son règne, ou 5ll de J. C. Dans la l2° (518), il alla résider à Tadakouni, et dans la 20° (526) à Tama wo. — KL.

à terre.

A cette époque ", un savant très-versé dans les cinq livres classiques*, nommé Tan ni (Kia yang eul), arriva du royaume de Fiaksaï à la cour. Plus tard, an bo (Kao ngan meou), autre savant, vint pour le remplacer.

Keï taï régna 25 ans, et mourut âgé de 82 ans; d'autres lui donnent 28

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Quand le Daïri fut proclamé, il occupa le palais de Migari kana-no tatsibana-no miya (Keou kin kiü koung) dans le Yamato, et Kana moura continua

d'être premier ministre.

Sous le règne d'An kan ten o, qui dura deux ans, la fécondité fut générale dans tout l'empire. Ce Daïri est encore honoré comme un dieu à Yosi no (Ky ye), sur le mont Kinbouzan (Kin fung chan)*.

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ZIN KwA TEN o (Siuan houa thian houang) était frère cadet d'An kan mort | sans postérité. Il résida dans le palais de Iwori iri no-no miya (Liu jy ye koung),

à Figouma (Hoei wei) dans le Yamato. Soga-no Inamé (Sou ngo Siao moü),

(l) D'autres historiens mettent cet événement dans la 7° année de son règne, qui est la 575° de J. C. — KL.

(2) Dans le texte, Koghiofakase; en chinois, Ou king szu.— KL.

(5) La table chronologique Wo han ti wang nian piao, met un interrègne de deux ans (552 et 555 de J. C.) après la mort de KEi TAi TEN o, et lui assigne un règne de 25 ans. Son titre d'apothéose est Aso KA-No MIo sIN (Tsou yu

ta ming chin), ou le grand génie illustre aux pieds ailés. — KL.

(4) Cette montagne est nommée aussi Yosi no yama (Ky yé chan), parce qu'elle est située dans le district de Yosi no, de la province de Yamato. Elle est une des sept mi daké ou cimes les plus hautes du Japon.

Le titre d'apothéose de ce Daïri est KIM BoU zAN GoN GHEN (Kin fung chan khiuan hian). — KL.

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