Sivut kuvina
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Le 6° mois, Aketsi Mitsi fide se rendit maître de toute la province de Tamba. Le 8° mois, Nobou naga marcha contre la province de Sets. Le 10° mois, le château d'Itami fut détruit. Le prince de Sets Araki Moura sighe se sauva : ses parens ainsi que sa femme et ses enfans furent faits prisonniers, menés en triomphe par tout Miyako, et ensuite tous décapités. Le l" mois de la 8° année (1580), Fideyosi démolit, dans le Si kokf, le château de Miki. Le Besio-ko sabro Naga farou, qui y commandait, fut enseveli sous les ruines. Le 2° mois, Kikoutsi Farou souye eut sa démission de la place de Nadaïsin ; le Daïnagon Tok daisi-no Kin tsouna, qui le remplaça, reçut aussi sa démission au 7° mois; on rendit alors cet emploi à Farou souye. Le même mois, Kosa, grand-prêtre du temple Fon gouan si à Osaka, fut chargé par le Daïri de remettre le château d'Osaka à Nobou naga; il obéit sans délai, et se retira dans le Kii-no kouni, où il s'établit à Saïka. De là il dépêcha des courriers à Asoutsi et à Ghifou pour complimenter Nobou naga et Nobou tada. Le 8° mois, Nobou naga se rendit à Osaka, fort irrité contre son secrétaire Sakouma Nobou mori, qui avait vainement assiégé ce château pendant tant d'années; il le priva de son emploi, et confisqua tous ses biens. Le l l° mois, Sibata Katsou ye fit périr tous les mutins de la province de Kaga. Le même mois, Kikoutsi-no Farou souye perdit de nouveau la place de Nadaïsin, dans laquelle le Daïnagon Konoye-no Nobou moto lui succéda. Le l" mois de la 9° année (1581), Fide yosi bâtit le château de Fimezi. Le 5° mois, Nobou naga revint à Miyako. Il construisit un grand hippodrome, dans lequel il fit conduire un nombre considérable de chevaux pour les montrer au Daïri. Le même mois, Naga o Kaghe katsou, prince de Yetsingo, entra dans le Yetsiou. Le Sasa koura-no ski Nari masa qui y était établi, lui résista, et le força de retourner sur ses pas. Le 5° mois, le château de Taka ten si, dans la province de Totomi, fut détruit; un grand nombre de militaires de la province de Kaï périrent; on sala leurs têtes, on les mit dans des cuves, et on les porta à Fama mats et à Asoutsi. Le mois, Kiousio-no Kane taka eut sa démission comme Kwanbak, et fut remplacé par Itsisio-no Woutsi moto. Le 10° mois, Fide yosi se rendit maître du château de Totsouro dans l'Inaba. Il arriva le l l° mois à Asoutsi.

Le l" mois de la 10° année (1582), Ouki da Nao ye mourut; Fide yosi en envoya la nouvelle à Nobou naga. Le fils de Nao ye, nommé Fide ye, qui était encore en bas âge, devint son héritier. Le 2° mois, l'ancien Kwanbak Konoye-no Saki sisa fut nommé Taïziô daïsin. Ce mois-là, Take da Katsou yori, prince de Kaï, marcha vers le Sinano, et assiégea le château de Kizou. Le gouverneur de Kizou, Yosi masa, demanda du secours à Nobou naga, qui se rendit aussitôt, à la tête d'une armée de soixante et dix mille hommes, dans le Sinano, campa à Ina, et envoya son fils Nobou tada avec cinquante mille hommes à Kizou. Ye yasou arriva avec trente mille hommes dans le Sourouga, et Fosio Ousi masa envoya ses troupes pour garder les passages du Kwantô. Nobou tada eut plusieurs engagemens avec Katsou yori dans le Sinano. Enfin ce dernier fut défait, et retourna dans son pays. Un de ses parens, Ana yama Bai setsou, s'était déjà soumis à Nobou naga; les troupes de Katsou yori désertèrent de tous côtés. Le château de Taka to fut démoli en suite de cela. Le 5° mois, Nobou tada se rendit dans le Souwa. Ye yasou marcha avec une grande armée contre le Kaï ziou : Ana yama Bai setsou lui servit de guide. Katsou yori se sauva à Tsourougoun, où demeurait un de ses officiers, O yama da Safio ye, et il lui demanda son appui. Safio ye le lui refusa, et le chassa ; alors Katsou yori se retira sur la montagne Tenm ouk san, et se cacha à Tano : presque tous les siens l'abandonnèrent et se sauvèrent. Nobou tada entra dans la province de Kaï, et donna ordre àTakigawa Katsou masou et à Kawa siri, prince de Figo, d'investir la montagne Ten mouk san : alors Katsou yori et son fils Nobou katsou se donnèrent la mort; le père n'avait que 57 ans, et le fils 16. Ceux de leurs gens qui étaient restés avec eux se tuèrent également. Nobou naga entra alors dans le Souwa, d'où il se rendit dans les provinces de Kootski et de Sinano. Il donna à Takigawa Katsou masou les districts de Sakou et de Tsisagata, dans le Sinano, et le créa Kwanreï ou régent du Kwantô. Ye yasou obtint la province de Sourouga. Celle de Kaga fut divisée en deux; une moitié fut accordée à Kawa siri, et l'autre à Anayama. Les autres places de la province de Simano furent distribuées entre plusieurs des officiers de Nobou naga. Le 4° mois, Nobou naga vint dans la province de Kaï; de là il marcha vers le Sourouga, et retourna ensuite par la grande route à Asoutsi. Le 5° mois, Nobou naga conféra les provinces de Tosa, d'Iyo, de Sanouki et d'Awa (qui composent le Sikokf) à son troisième fils Nobou taka. Il en confia l'administration à Niwa-no Naga fide, un de ses officiers.

Le même mois, Ye yasou arriva à Asoutsi; Nobou naga le reçut en personne, et chargea Aketsi Mitsi side d'avoir soin de lui. En ce temps, Fide yosi investit le château de Kamouri dans le Bitsiou, et campa à côté de l'armée de Mori Terou moto, prince de Nagata. Il envoya bientôt demander du secours à Nobou naga, qui ordonna sans délai à Ikeda Nobou terou et à Aketsi Mitsi side de s'y rendre. Dans le courant du même mois, Ye yasou vint à Miyako, et en partit le même jour pour Sakaï; Nobou naga arriva à Miyako après son départ. Le l" du 6° mois, Nobou naga prit sa demeure dans le temple Fon o si. Le 2, Aketsi Mitsi fide, prince de Fiouga, se révolta et investit ce temple à la pointe du jour; Mori-no Ran marou, commandant de la garde de Nobou maga, fut tué ainsi qu'un grand nombre de ses gens : Nobou naga, ne voyant point d'espoir d'être délivré, mit le feu au temple, et se perça de son épée à l'âge de 49 ans*. Son fils Nobou tada, qui logeait au temple Miga kousi, accourait au secours de son père; mais voyant la fumée et les flammes monter au ciel, il en conclut qu'il n'existait plus, et se retira au palais Nisio-no Go zio, où résidaient Sane fito, fils du Daïri, et son fils Waka-no miya. Moura i Sioun tsio, grand-juge de Miyako, avait eu la précaution de mettre en sûreté dans le daïri Sane fito sin o et son fils; Aketsi Mitsi fide se porta sur le palais Nisio-no Go zio et le démolit : Nobou tada se donna la mort à l'âge de 28 ans; Sioun tsio et un grand nombre de ses gens périrent dans le combat. Cette entreprise hardie répandit par toute la ville la renommée et la considération de Mitsi fide, qui pour s'assurer l'affection du peuple, abolit sans délai tous les impôts. Marchant alors sur Asoutsi, il se mit en possession de tous les trésors de Nobou naga, qu'il distribua à ses partisans, et il retourna ensuite à Miyako. Ye yasou partit de Sakaï pour le punir; mais ses gens l'en détournèrent, et firent en sorte qu'il s'en allât directement à son château de Fama mats. Ana yama Bai setsou, qui l'accompagnait, fut tué en chemin par une troupe de bandits.

(1) Anciennement il était défendu aux militaires de se raser la tête et la barbe. Mais comme déjà du temps de Nobou naga ils ne quittaient pas le casque à cause des guerres perpétuelles, ce qui leur occasionnait de fréquentes maladies d'yeux, ce Seogoun leur permit de se raser. Il changea leurs manteaux de cérémonie , qui avaient de longues manches comme ceux des prêtres, et abolit les pantalons traînant par terre, dont on se sert encore aujourd'hui lorsqu'un prince vient pour la première fois présenter ses hommages au Seogoun. L'inventeur des habits de cérémonie actuellement en usage,

des fassambako ou petites malles de voyage, et des petits tonneaux à sake, qui contiennent de trois ou cinq à dix ganting (l/2 once japonaise chacun), fut Matsou naga dansio Fousa fide, homme d'un caractère atroce. Quand il était encore officier de Mosi-no Naga yosi, il empoisonna, en l56 l, le fils de celui-ci Yosi naga. En 1565, il assassina le Seogoun Yosi terou; et en 1568, son maître Naga yosi, dont il s'appropria le pays. Il se mit alors au service de Nobou naga, qui, lorsqu'il se révolta contre lui, le fit mettre à mort en 1577.— KL.

Fide yosi, après avoir démoli le château de Kamouri-no kafouri, avait fait la paix avec Mori Terou moto. Aussitôt qu'il apprit, dans la province de Bitsiou, la mort de Nobou naga, il se rendit à son château de Fimezi, vint de là à Amaga saki, et marcha sur Miyako avec Sansitsro Nobou taka, troisième fils de Nobou naga, et ses officiers Niwa-no Naga fide, Ikeda Nobou terou, Taka yama Oukon ", et Naka gawa Sifio ye.

Le 15 du mois, ils livrèrent bataille à Aketsi Mitsi fide à Yama saki, et le défirent totalement; il se cacha dans le temple soü sî, s'enfuit de là au milieu de la nuit, et passa par Fousimi et Ogourousou, pour arriver dans l'Oomi; mais il fut tué en chemin par une troupe de voleurs * : son parent Aketsi sama-no ski se donna la mort dans le temple Saka moto.

Le Sibata zuri-no ski Katsou ye, le prince de Tsikouzen Fasiba Fide yosi, Ikeda Nobou terou *, et le Niwagoro sayemon Naga fide, officiers de Nobou naga, s'engagèrent entre eux à faire nommer Seogoun Sanfosi, fils de Nobou tada, et de confier, en attendant, l'administration à Nobou wo, deuxième fils de Nobou naga, à qui ils remirent le château d'Asoutsi, pour y demeurer.

Nobou wo eut pour sa part la province d'Owari, Nobou taka celle de Mino; beaucoup d'autres pays et de districts furent partagés entre Katsou ye, Fide yosi et quelques autres anciens serviteurs de Nobou naga. Chacun d'eux se rendit dans son pays; Fide yosi fut le seul qui vint à Miyako.

Takigawa Katsou moto était resté dans la province de Kootski; mais apprenant le sort fâcheux de Nobou naga, il entra dans celle de Mousadzi, et livra bataille à Fosio Ousimasa, prince d'Odawara; de là il prit le chemin des montagnes orientales *, et arriva au château de Naga sima, dans la province d'Owari.

En ce temps-là, les troupes de la province de Kaï se révoltèrent, et tuèrent

(l) Takayama Oukon était chrétien. Pendant la violente persécution qui eut lieu à Nangasaki, il se sauva du Japon et s'embarqua, à l'escalier nommé des Moules, pour Macao, sur un vaisseau portugais. — KL.

(2) Aketsino Mitsou fide ne gouverna que douze jours après la mort de Nobou naga; de là vient le proverbe dont on se sert en parlant des choses auxquelles on ne désire que peu de durée : Aketsi-no tenka mika. « Le monde d'Aketsi « n'était que de trois jours. »— KL.

(5) Ike da Nobou terou se rasa plus tard la tête, et devint prêtre sous le nom de Sio nio. — KL.

(4) san do est un chemin qui se sépare de la grande route de Simo-no seki à Fiogo, et passe par les montagnes de l'est. On fait ce chemin ordinairement par eau : ceux qui préfèrent voyager par terre sont huit jours en route, pendant lesquels ils ne trouvent ni poisson, ni volaille, ni chevaux, mais beaucoup de serpens et toute sorte de vermine. KL.

le prince Kawa siri. Ye yasou arriva alors dans le Kaï, et disputa avec Fosio Ousi nao la possession de cette province. Une bataille eut lieu entre eux à Sin pou; Ousi nao fut défait : alors la province de Sinano se soumit également à Ye yasou. Le 10° mois, Fide yosi obtint le second rang de la cinquième classe, et fut nommé général en second de la droite. Il sollicita le Daïri d'accorder à Nobou naga un titre honorifique. L'empereur lui donna celui de Taizio daisin, et le second rang de la première classe. Il fut enterré au temple Dai tok si, et reçut le nom posthume de Sou ken in. Le l l° mois, Oda-no Nobou taka conçut, en commun avec son vassal Katsou ye, le projet de se défaire de son frère aîné Nobou wo et de Fide yosi. Ce dernier en fut instruit, et marcha sans délai contre la province de Mino. La grande quantité de neige qui était tombée empêcha Katsou ye de venir au secours de Nobou taka, qui alors fut forcé d'implorer la paix. Fide yosi lui pardonna et retourna à Miyako : depuis ce temps il y eut toujours de la méfiance entre Fide yosi et Katsou ye. Le cousin de celui-ci, Sibata, prince d'Iga, se souleva contre lui et se soumit à Fide yosi. Le 12° mois, Fide yosi arriva à Asoutsi, où il fit la connaissance du petitfils de Nobou naga, qui avait été créé Seogoun. Le l" mois de la l l° année (l585), Fide yosi se rendit dans l'Oomi. Le 5° mois, il campa au mont Sitsouga dake, vis-à-vis de l'armée du Sakouma ghenba Mori masa, cousin de Katsou ye. Le 4° mois, Nobou taka conspira de nouveau avec Katsou ye ; Fide yosi marcha alors sur le Mino. Le Naka gawa Sifio ye Kiyo fide, qui en son absence commandait l'armée dans l'Oomi, fut battu et tué par Mori masa, ce qui força Fide yosi de revenir avec toutes ses troupes. Il attaqua Mori masa à Sitsou ga dake et à Kanaki yasi; sept de ses meilleurs généraux étaient à l'avant-garde; Mori masa fut vaincu et fait prisonnier. Par cette défaite, le pouvoir de Katsou ye s'écroula. Fide yosi entra dans le Yetsizen pour assiéger le château de Kita, appartenant à Katsou ye, qui s'y donna la mort; alors il marcha vers le Mino, où il fit mourir Nobou taka. Le 5° mois, il revint à Miyako; Takigawa Katsou masou se soumit, et fut créé Sanghi, avec le second rang de la quatrième classe. Il bâtit un château à Osaka, dans la province de Sets, et y fit son séjour. Cette année, Simasou Yosi fisa, prince de Satsouma, fit la guerre dans les provinces de Fizen et d'Arima, contre Riô zosi Taka nobou, prince de la première, qui fut défait et tué, ce qui répandit la gloire et la considération de

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