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L'Oudaïsin Soga-no koura Yamata maro fut chargé de l'avertir de toutes les fautes qu'il pourrait commettre dans le gouvernement. Ce fut lui qui inventa et introduisit en grande partie l'étiquette qu'on observe encore à la cour ; Naka-no oyé-no osi et le régent Kamatari lui conseillèrent toutes ces mesures.

La 5° des années Tai kwa (649), mourut le Sadaïsin Abé-no koura-no Fasi I7?(1T0 .

Dans la même année, Soga-no Fiouga (Sou ngo Jy hiung), frère cadet de l'Oudaïsin Soga-no koura Yamata maro, ayant informé le Daïri que son frère aîné tramait une conspiration, l'empereur envoya des gens armés à sa demeure pour le mettre à mort. Yamata maro, quoiqu'il fût innocent, tua d'abord sa femme et ses enfans; puis il se donna la mort. Dans la suite, lorsque son innocence fut prouvée, son frère Fiouga fut exilé en Tsoukouzi, qui alors était un pays sauvage et désert.

Kosé-no tok (Kiu chi té) fut fait Sadaïsin , et Odomo-no naga tok (Ta pan tchang té) Oudaïsin; ils eurent le chapeau de pourpre ".

L'année suivante (650), on envoya de la province de Nagato (Tchang men) au Daïri un faisan blanc; ce qui fut jugé d'un heureux présage. Le Dairi en fut très-content, et manda toutes les personnes de sa cour pour leur montrer cet oiseau. La pompe fut ce jour-là aussi brillante qu'au jour de l'an. On plaça le faisan dans une chaise à porteurs : ainsi élevé en l'air, quatre personnes le promenèrent de tout côté, puis le portèrent à l'appartement du Daïri, où il fut reçu par le Sadaïsin et l'Oudaïsin, qui le lui présentèrent. A cette occasion, le nengo fut changé en Fakoutsi, qui veut dire Faisan blanc. Le prince de Nagato fut avancé en rang d'un degré, et les prisonniers furent mis en liberté dans tout l'empire.

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seng), la direction générale de l'intérieur ;

4. 'à # É, Min bou-no siô (Min pou

seng), le ministère de la maison de l'empereur. —KL.

La 2° des années Fakoutsi (65l), le Daïri fit faire une image de Bouddha, haute de seize pieds, d'après laquelle on grava mille autres images de cette divinité. Il assembla dans son palais deux mille et cent religieux et religieuses, chargés d'y lire les livres de la loi de Bouddha. A cette occasion, la cour fut illuminée de deux mille sept cent lanternes. La 4° des années Fakoutsi (655), le Daïri envoya Kiso-no osani (Ky szu tchang tan), à la tête d'une ambassade, à Ko zo kwo (Kao tsong houang ti), empereur de la Chine, qui la reçut en audience solennelle. Plusieurs prêtres japonais accompagnaient cette ambassade; parmi eux se trouvait Zio yé (Ting hoei), fils de Kamatari ", qui depuis fonda le grand temple de la montagne de Fasouno miné-no kai san (To wou fung khaï chan), dans le Yamato *. Les royaumes de Sin ra, de Kôraï et de Fiaksaï faisaient parvenir tous les ans des présens à la cour ; mais c'était peu de chose : le Daïri en fut mécontent. En même temps, on lui annonça qu'un envoyé de Sin ra, vêtu de l'habit chinois, venait d'arriver dans le Tsoukouzi ; l'empereur, irrité, le renvoya, parce qu'il n'observait pas les usages du Japon. Kosé-no daïsin avait conseillé de le punir de mort. Ko tok ten o mourut après un règne de 10 ans; savoir, 5 ans du nengo Tai kwa, et 5 de celui de Fakoutsi.

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ZAi MEi TEN o (Thsi ming thian houang) fut le nouveau nom honorifique de l'impératrice Kwogon ten o, quand elle reprit, à la mort de Ko tok ten o, le gouvernement qu'elle lui avait cédé. C'est le premier exemple dans l'histoire du Japon que la même personne ait occupé le trône pour la seconde fois. Nakano oyé-no osi resta Taïsi ou prince héréditaire. Sur sa proposition, l'impératrice transporta sa résidence de Naniwa au palais Itabouki-no miya, dans le district Asouka du Yamato. Une énorme quantité de rats et de souris y arrivèrent

(l) Zio yé n'était point le fils de Kamatari ; il avait pour père Ko tok ten o: celui ci, avant de devenir Daïri, porta le nom de Karou no osi. Il avait alors une maîtresse qu'il chérissait beaucoup, et qui se trouvait enceinte; il la donna à Kamatari , et lui dit : « Si elle accouche « d'un fils, tu le garderas ; si c'est d'une fille, « tu me la rendras. »— KL.

(2) Les temples les plus considérables au Japon sont : le Ni ko, où se trouvent les sépultures des Siogoun de la présente dynastie ; puis les temples de Founominé, Koya, de Fiko san et de Yosi no. Ils ont chacun une administration particulière ; mais en cas de réparations, les frais sont à la charge du Siogoun. — KL.

de Naniwa en même temps; alors Zaï meï ten o quitta le district d'Asouka, et alla résider dans le palais d'Oka moto-no miya (Kang pen koung) dans la province d'Oomi. Le Nadaïsin Kamatari fut régent de l'empire.

La 4° année (658), en hiver, l'impératrice se rendit avec le prince héréditaire aux eaux thermales de la province de Kii-no kouni. Le palais resta sous la garde de Soga-no Akayé (Sou ngo tchhy hioung). Pendant l'absence de l'impératrice, cet officier se plaignit à Arima-no osi (Yeou ma houang tsu), fils de Ko tok ten o, de la manière dont l'empire était gouverné. Celui-ci croyant l'occasion favorable pour une révolte et animé par les discours de Soga-no Akayé, le consulta sur les moyens de l'exécuter. Soga-no Akayé, qui n'avait eu d'autre but que de l'éprouver, l'excita encore davantage ; mais ayant eu la précaution de faire investir sa demeure, il donna l'ordre de l'arrêter, et l'envoya prisonnier dans le Kizio (Kitcheou). Le prince impérial, chargé de l'interroger, découvrit ses mauvaises intentions et le fit étrangler à Fougi siro saka (Theng taï pan), à l'âge de 19 ans. Quelques auteurs disent qu'il se pendit, d'autres qu'il fut pendu à la branche d'un sapin , à Ifa dai (Yan tai) dans le Kizio, et que peu de momens avant sa mort il fit des vers.

Le grand général Abé-no Firafou (A pou pi lo fou) fut chargé, dans le courant de l'année, d'une expédition contre le royaume d'Asifase-no kouni (Su chin koué)'. Il y prit deux grands ours en vie, et obtint soixante-dix peaux d'ours. Ce royaume était situé dans le nord et en Tatarie. Abé-no Firafou passa avec plusieurs vaisseaux armés chez les Yémisi (ou Aïnos de Iéso) qu'il subjugua totalement; puis il revint au Japon. Du temps de Yamato také-no mikoto ou le Prince des guerriers du Japon, le Iéso avait déjà été soumis à l'empire; mais ses habitans s'étaient constamment révoltés : Firafou s'en rendit entièrement maître, et y établit une place d'armes, pour tenir le pays en respect.

La 5° année (659), Saka aki-no Sinouno (Pan ho chy pou) et Tsoumori-no Yorosi (Tsin cheou ky thsiang) furent envoyés en ambassade en Chine : ils avaient plusieurs habitans de léso à leur suite. A l'audience qu'ils obtinrent chez l'empereur Ko zo kwo (Kao tsoung houangti) des grands Too(Thang), ce monarque s'informa d'abord de la santé de l'empereur du Japon, puis de l'état intérieur de l'empire; ensuite il se fit donner des détails sur le Iéso. Les gens de ce pays lui offrirent des arcs, des flèches et des peaux de cerf. Le 9° mois de la 6° année (660), un ambassadeur de Fiaksai apporta la nouvelle que le roi de Sin ra, aidé par les Chinois, avait attaqué dans le 7° mois le roi de Fiaksaï , et l'avait fait prisonnier avec toute sa cour. Fouksin (Foü sin), général des Fiaksaï, s'étant sauvé seul, avait rassemblé dans le même mois de nouvelles troupes pour se défendre. L'ambassadeur pria l'impératrice de créer roi de Fiaksaï le fils du roi prisonnier, lequel se trouvait en otage au Japon, et de lui donner une armée pour reprendre ses états. Elle y consentit, le nomma roi de Fiaksaï, arma une flotte, et voulut l'accompagner jusqu'à Naniwa. Naka-no oyé no osi fut chargé du gouvernement pendant son absence. Il ordonna de recruter dans toutes les provinces : du seul district de Sima-no kori (Hia kiun), dans la province de Bitsiou, arrivèrent vingt mille hommes; ce qui valut à ce lieu le nom de Ni man-no sato (Eul wan hiang) ou les bourgs des vingt mille. Au printemps de l'année suivante (66l), l'impératrice mit à la voile avec le roi de Fiaksaï. D'abord elle jeta l'ancre dans la province Iyo (Iyu); ensuite à Asakoura (Tchhao tsang), dans la province Tosa (Thou thso). Il y avait là un temple près duquel étaient des arbres sacrés que l'impératrice fit abattre, parce qu'on manquait de bois pour lui élever une résidence. Le dieu du temple, irrité de cette action, fit écrouler l'édifice qu'on venait de construire, et qui dans sa chute écrasa beaucoup de monde. L'impératrice mourut le septième mois de la même année, dans le palais d'Asa koura. La première fois elle avait régné 5 ans et demi, et la seconde 7 ans; son règne fut donc en tout de 10 ans. Kwo gok et Zai mei sont par conséquent des noms différens du même Daïri. On trouve bien, dans quelques auteurs japonais, que le 56° et le 58° Daïri ont été deux personnes distinctes; mais c'est une erreur; la différence n'existe que dans le nom que la même impératrice prit à son second avénement au trône.

(l) #] # # chin kouè en chinois,

et, d'après la prononciation japonaise, Sik sin kokf, signifie mot à mot, pays ou royaume des respectueux et des attentifs : mais il ne faut pas faire attention au sens que les caractères chinois

Ce même mot Djourjdé a été ensuite écrit de

cette manière en chinois : Jou djin,

et #=k Jou djy. Il ne fut pas que le

caractère soit prononcé ici niu, mais jou.

peuvent avoir; ils ne sont ici que la transcription de Djourdjé, qui est le nom ancien et primitif de la nation appelée de nos jours les Mandchous.

Les Japonais appellent dans leur langue les Soù tchin Asifase , ce qu'on pourrait tIaduire par ceux qui marchent à pied.— KL.

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TEN TsI TEN o (Thian tchi thian houang), fils de Zio meï ten o, succéda à sa mère. Il porta d'abord le titre de Naka-no oyé-no osi (Tchoung ta hioung houang tsu), puis celui de Katsoura ki-no osi (Kö tchhing houang tsu), enfin celui de Firaki waké-no osi (Khaï py houang tsu). Nakatomi-no Kamatari, qui avec son aide exécuta l'entreprise dangereuse contre Irouka, avait, pendant les règnes Kotok et Zai mei, porté le titre de Taïsi.

Dans la 6° année du règne de Zaï meï (660), les Chinois et les peuples de Sin ra avaient attaqué les Fiaksai (Pé tsi); Fouksin, général de ceux-ci, était venu comme ambassadeur au Japon pour demander du secours. L'impératrice Zaïmeï l'avait accompagné avec beaucoup de troupes, et était descendue à Asa koura (Tchao tsang), dans le Tosa. Tensi taisi, qui administrait alors les affaires militaires, y fit construire dans les montagnes l'habitation impériale de Kouro ki (Hé mou), la salle d'Asa koura-no ki marou tonou, ainsi que le château fort (seki) de Karou kaya (Hi hian). Il y établit la police la plus sévère ; tous ceux qui y arrivaient étaient examinés; on prenait leurs noms et prénoms par écrit. Zaï meï, qui était avec le nouveau roi, se prépara, le 7° mois de la même année (661), à mettre à la voile d'Asa koura avec une grande armée pour ce royaume. Elle y mourut au grand regret de son fils, qui, quoique déjà parvenu au trône, porta long-temps le deuil.

Le 8° mois, le Dairi expédia au secours du roi de Fiaksaï des troupes formidables, bien armées et munies de provisions, sous les ordres des deux généraux Atsoumi-no Firafou (A tan pi lo fou) et de Kawa bé-no Moroyé (Ho pian pé tchi). Le 9° mois, il fit partir Fósiô (Fung tchang), fils du roi de Fiaksaï, avec cinq mille hommes commandés par Fada-noyé itsi takoutsou (Thsin phö fou thian). Aussitôt que Fôsiô fut arrivé au Fiaksaï, Fouksin vint chez lui, le reçut avec le plus grand respect, et le proclama roi de Fiaksaï avec les formalités observées à l'inauguration de ses ancêtres. Ce pays, quoique envahi alors par les Chinois et les Sin ra, était resté toujours tributaire du Japon et lui envoyait des otages.

Aussitôt que le deuil de sa mère Zaï meï fut fini, Ten tsi ten o retourna dans le Yamato.

L'année suivante (662), le Daïri envoya à Fósió, roi de Fiaksaï, un présent qui consistait en 500 pièces d'étoffes, 150,000 flèches, 500 livres de soie, l,000 livres de coton, l,000 peaux tannées et l,000 sacs de riz.

Dans la même année, les Sin ra et les Chinois attaquèrent le royaume de Kôraï, qui demanda du secours. Le Daïri fit partir aussitôt beaucoup de troupes : des trois généraux de l'ennemi, Zingasiou (Jin ya siang) mourut de maladie, Fokoutai (Phang hiao taï) fut tué, et Soteifou (Souting fang), ayant tâché vainement de prendre la capitale de Kôraï, d'où il fut repoussé avec une perte considérable, retourna dans son pays.

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