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- Les mémoires, écrits en français ou en latin, devront étre adressés à M. Martin, agent de la Société, à l'Hôtel de Ville, avant le 1o juillet 1857.Le prix est de 500 fr.

— M. Cl. Bernard, membre de l'Institut, professeur à la Faculté des sciences, vient d'être nommé professeur de médecine au Collége de France.

Prix décernés et sujets de prix proposés par l'Académie de médecine. PRIx DE 1855.

Prix de l'Académie. Déterminer par des faits précis le degré d'influence que les changements de lieux, tels que l'émigration dans des pays chauds et les voyages sur mer, exercent sur la marche de la tuberculisation pulmonaire. Ce prix est de 1,000 fr. ; il a été obtenu par M. le D" Rochard, chirurgien en chef de la marine impériale, à Brest. Prix Portal. Du goître endémique. Étiologie , anatomie pathologique, prophylaxie, rapports avec le crétinisme. Ce prix est de 1,000 fr. L'Académie a accordé, à titre d'encouragements : 1° une somme de 400 fr. à M. le D" Bach (de Strasbourg); 2° une somme de 400 fr. à M. le D" Morétin, de Baume-les-Messieurs (Jura) ; 3° une somme de 200 fr. à M. le D" Le Tertre Vallier, médecin militaire à Amiens (Somme). Prix Civrieux. De la catalepsie. Ce prix est de 1,000 fr. L'Académie l'a partagé entre MM. les Do F. Sabouraud, médecin à La Châtaigneraie (Vendée), et M. T. Puel, médecin à Paris. Prix Capuron. -- Question relative à l'art des accouchements. Des morts subites dans l'état puerpéral. — Aucun des mémoires adressés à l'Académie n'ayant été jugé digne du prix, l'Académie a décidé que la même question serait remise au concours pour 1857. Question relative aux eaux minérales. Déterminer par l'observation médicale l'action physiologique et thérapeutique des eaux minérales alcalines, et préciser nettement les cas de leur application. — Ce prix était de la valeur de 1500 fr. L'Académie a décerné le prix à MM. J.-E. Pétrequino ex-chirurgien en chef de l'hôtel-Dieu de Lyon , et Soquet , médecin du même établissement ; elle accorde une mention honorable à M. le D" Willemin, inspecteur-adjoint des eaux de Vichy. Prix Itard. Ce prix triennal était, pour cette année, de la valeur de 3,700 fr. — L'Académie l'a décerné à M. Vidal (de Cassis), chirurgien de l'hôpital du Midi, pour son Traité des maladies vénériennes.

PRIx PRoPosÉs PouR 1856.

Prix de l'Académie. Faire l'histoire des applications du microscope à l'étude de l'anatomie pathologique, au diagnostic et au traitement des maladies; signaler les services que cet instrument peut avoir rendus à la médecine, faire pressentir ceux qu'il peut rendre encore, et prémunir contre les erreurs auxquelles il pourrait entraîner. Ce prix sera de la valeur de 1,000 fr. Prix Portal. De l'anatomie pathologique des kystes. Ce prix sera de la valeur de 1,000 fr. Prix Civrieux. Établir par des faits les différences qui existent entre la névralgie et la névrite. Ce prix sera de la valeur de 2,000 fr. Prix Capuron. De la saignée dans la grossesse. Ce prix sera de la valeur de 1,000 fr. Prix d'Argenteuil. La valeur de ce prix, pour la troisième période (de 1850 à 1856), sera de 12,000 fr.

PRIx PRoPosÉs PoUR 1857.

Prix de l'Académie. Déterminer par des faits cliniques le degré d'utilité des exutoires permanents dans le traitement des maladies chroniques. Ce prix sera de la valeur de 1,000 fr. Prix Portal. Exposer les altérations organiques produites par l'affection rhumatismale et déterminer les caractères à l'aide desquels elles peuvent étre distinguées des altérations dues à d'autres causes. Ce prix sera de la valeur de 1,000 fr. Prix Civrieux. Du vertige nerveux. Tracer avec soin le diagnostic différentiel du vertige nerveux; signaler les caractères à l'aide desquels il peut être distingué des vertiges produits par la pléthore, par l'anémie et par une lésion organique cérébrale, et indiquer le traitement particulier qu'il réclame. Ce prix sera de la valeur de 1500 fr. Prix Capuron. — 1° Question relative à l'art des accouchements. La question des morts subites dans l'état puerpéral, proposée pour 1855, est remise au concours pour l'année 1857. L'Académie fera remarquer aux concurrents que depuis longtemps on a observé des cas de mort subite chez les femmes enceintes, en travail ou accouchées, sans que ces cas de mort aient pu s'expliquer par les causes ordinaires et appréciables des morts subites. Ce sont ces cas encore inexpliqués que l'Académie avait en vue quand*elle a proposé la question des morts subites dans l'état puerpéral, et c'est dans ce sens exclusivement qu'elle désire que la question soit traitée. Ce prix sera de la valeur de 1,000 fr. 2° Question relative aux eaux minérales. Caractériser les eaux minérales salines, indiquer les sources qui peuvent être rangées dans cette classe; déterminer par l'observation médicale leurs effets physiologiques et thérapeutiques, et préciser les cas de leur application dans les maladies chroniques. Ce prix sera de la valeur de 1,000 fr. Prix fondé par M. le Dr Lefèvre. De la mélancolie. Ce prix, qui est triennal , sera de la valeur de 1800 fr.

PRIX PRoPosÉ PoUR 1858.

Prix fondé par M. le Dr Itard. Ce prix, qui est triennal, sera accordé à l'auteur du meilleur livre ou mémoire de médecine pratique ou de thérapeutique appliquée. Pour que les ouvrages puissent subir l'épreuve du temps, il sera de condition rigoureuse qu'ils aient au moins deux ans de publication. Ce prix sera de la valeur de 3,000 fr.

Les mémoires pour les prix à décerner en 1856 devront être envoyés à l'Académie avant le 1" mars de la même année.

M. B. Tout concurrent qui se sera fait connaître directement ou indirectement sera , par ce seul fait, exclu du concours (décision de l'Académie du 1°r septembre 1838). Les concurrents aux prix fondés par MM. Itard et d'Argenteuil sont seuls exceptés de ces dispositions.

A la suite du dernier concours pour l'internat, ont été nommés :

Internes. MM. Blondet, Péan, Despaignet, Silvestre, Siredey, Maugin, Dumont, Michel, Garnier, Gibert, Tillot, Jaccout, Heurtaux , Martin (François), Brongniart, Devers, Dayot, Métivier, Dubois, Gellé, Féron (Constant), Ball , Londe , De Saint-Germain (Philippe), Collin (Philippe), Allaux, Mauvais.

Internes provisoires. MM. Durante, Brullé, Paul , Royer (Anatole), Viaud-Grand-Marais, Dezanneau, Duboué, Mercier (Edmond), Brunet, Raux, Royet, Hardy (Charles), Chatillon, Bonnemaison , Poreau, Alcantara, Meynier, De Saint-Germain (Louis), Lancereau, Schloss, Pasteur, Leven, Fauvel.

— Par suite de la démission de M. Bouchardat et du décès de M. Quévenne, les mutations suivantes ont eu lieu parmi les pharmaciens en chef des hôpitaux :

M. Grassi passe de La Riboisière à l'Hôtel-Dieu, M. Ducom passe de la Maison municipale de santé à La Riboisière, M. J. Regnauld passe de l'hôpital des Cliniques à la Charité, M. 0, Réveil passe de Lourcine à l'hôpital des Cliniques , M. Leconte (concours terminé le 8 décembre) est nommé à la Maison municipale de santé, M. Roussel (même concours) est nommé à Lourcine.

, — M. le D' Mailliot nous adresse une lettre en réponse au jugement que nous avons porté sur sa brochure; il y indique les simplifications qu'il a fait subir aux méthodes de percussion de M. Piorry, et se défend d'un reproche d'ingratitude pour son ancien maître, qu'il n'entrait pas dans notre pensée de lui imputer. L'étendue de cette réclamation ne nous a pas permis de l'insérer,

BIBLI0GRAPHIE.

Traité des fractures et des luxations; par J.-F. MALGAIGNE, professeur de médecine opératoire à la Faculté de médecine de Paris. T. II, des Luxations, avec un atlas de 14 planches, dessiné d'après nature, par M. DELAHAYE. Paris, 1855 ; chez J.-B. Baillière.

L'ouvrage que M. Malgaigne vient de terminer est le résumé d'études entreprises depuis longtemps. Aussi était-ce avec raison qu'en présentant ce livre à l'Académie de médecine , il pouvait dire comme Haller : Opus triginta annorum. Tous nos lecteurs savent ce que l'histoire des luxations doit à M. Malgaigne, qui, pendant dix ans , n'a cessé de soumettre à de nouvelles recherches cette partie de la chirurgie. C'est en 1836 qu'il publia son premier mémoire sur les luxations scapulo-humérales. Son travail sur les luxations du poignet et les fractures qui les simulent date de 1832. Puis successivement parurent , en 1835 , son second mémoire sur les luxations scapulo-humérales, et une note sur la nature des luxations coxo-fémorales ; en 1836 , son mémoire sur les luxations de la rotule ; en 1837, sa lettre à M. Velpeau, sur les luxations fémorotiblales; en 1841 , les études statistiques sur les luxations, etc.

Ces utiles recherches jetèrent une vive lumière sur un grand nombre de points obscurs, et provoquèrent chez d'autres chirurgiens des études du même genre. Ainsi furent tour à tour agitées les questions les plus controversées jusqu'alors dans l'histoire des luxations. De tous ceux qui prirent part à ces controverses , nul n'était mieux préparé que M. Malgaigne à écrire le livre dont nous allons présenter une rapide analyse.

L'auteur débute par un exposé général des luxations dont il distingue trois espèces : les luxations traumatiques, pathologiques, et congénitales. Puis, poursuivant cette division dans l'histoire particulière de ces lésions, il examine tour à tour chaque déplacement articulaire sous ces trois points de vue. Ce simple aperçu de l'ensemble du livre indique suffisamment de quelle riche moisson de faits M. Malgaigne a pu disposer, et quel terrain inexploré il a dû parcourir. En effet, ce sont les luxations traumatiques qui jusqu'alors ont presque entièrement préoccupé les écrivains de la chirurgie. Les luxations spontanées, que M. Malgaigne désigne sous le nom de luxations pathologiques, n'avaient point encore été étudiées si complétement et rapprochées si utilement des luxations traumatiques : enfin des observations isolées et quelques monographies recommandables avaient seules fait connaître les luxations congénitales, qui se trouvent maintenant réunies en un faisceau , premier jalon d'études plus complètes. Dans le tableau général de chacune de ces trois grandes classes de luxations, M. Malgaigne expose d'une façon dogmatique l'étiologie des luxations, leur séméiologie, leur marche et leurs terminaisons, leur anatomie pathologique, leur diagnostic, leur pronostic et leur traitement. On ne peut que signaler ici les chapitres les plus recommandables ; car les détails abondent dans ces pages, et l'analyse bibliographiqué ne suffit plus à en donner une idée utile. Ainsi on notera d'abord l'article sur les luxations non réduites et celui sur les réductions spontanées. M. Malgaigne fait voir l'influence de l'exercice sur le rétablissement des mouvements dans les luxations non réduites, les conditions dans lesquelles peuvent se produire des déplacements consécutifs , les modifications survenues dans l'état anatomique des parties, modifications dont Hippocrate avait tracé un si saisissant tableau. L'anatomie pathologique des luxations s'est enrichie là de chapitres qu'on ne rencontre guère dans nos traités classiques, et l'on consultera avec fruit ce qui se rapporte à l'état des parties dans les luxations récentes, dans les luxations anciennes, et après la réduction. L'article consacré au traitement des luxations traumatiques est à la fois le plus sobre de détails inutiles et le plus complet que nous possédions. M. Malgaigne range dans deux catégories les méthodes de réduction. 1° Les méthodes de douceur (méthodes de pression, impulsion, dégagement); 2° les méthodes de force (l'extension, la coaptation, l'élévation). Puis il examine successivement les accidents à craindre pendant les tentatives de réduction, les accidents consécutifs des manœuvres, et se demande jusqu'à quelle époque on peut réduire les luxations. Cette question, agitée seulement vers la fin du xvIII° siècle, ne peut recevoir de solution satisfaisante; il faut aussi bien tenir compte du degré de la luxation que de son ancienneté. « Ainsi, pour mon compte, dit M. Malgaigne, je n'hésiterais pas à tenter la réduction d'une luxation incomplète de l'humérus au bout d'un an, d'une luxation sous-coracoïdienne au bout de six mois et plus, tandis qu'après quatre ou cinq mois une luxation intra-coracoïdienne me laisse peu d'espérance, et que j'en ai encore bien moins après deux ou trois mois, après une luxation sousclaviculaire. » Le chapitre 2 de l'ouvrage de M. Malgaigne est dévolu aux luxations pathologiques préparées ou favorisées par un état morbide, et le chapitre 3 aux luxations congénitales. Ces luxations congénitales, mentionnées avec soin par Hippocrate sous le nom de luxations de naissance, ne reparaissent dans la chirurgie qu'au moment où Paletta reprend des études analogues en traitant de la claudication congénitale. Ce qui a, dans ces dernières années surtout,

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