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cette thèse est un résumé des travaux publiés jusqu'à ce jour sur cette

matière. Nous ajouterons que c'est un résumé bien fait et qui aura tout au moins le mérite d'appeler l'attention sur une affection encore peu connue. Des Procédés d'accouchement prématuré artificiel, par Lazare Sée ; 72 pages. — Cette thèse est une monographie sur ce sujet intéressant : l'auteur y a fait preuve de connaissances étendues en littérature médicale allemande, ce qui donne à son excellent travail une valeur particulière, qui le fera consulter par ceux qui s'occupent d'obstétrique. Après un court historique, M. Lazare Sée donne le résultat statistique de l'accouchement prématuré, pour les mères et les enfants, et il démontre aussi la légitimité de cette opération, qu'il croit, avec raison, inutile de discuter encore aujourd'hui. Puis, passant en revue tous les procédés mis en pratique jusqu'à présent, il expose, avec méthode, les avantages et les inconvénients de chacun d'eux, afin d'arriver à établir les indications spéciales de ceux qui se recommandent plus particulièrement. Il termine son travail consciencieux par des conclusions que nous nous contenterons de reproduire, faute d'espace pour suivre l'auteur dans tous les détails intéressants qu'il a si heureusement réunis. Nous ajouterons seulement que ces nouveaux procédés sont rangés par M. Sée en deux grandes classes; la première renferme ceux dans lesquels l'œuf est laissé intact, la seconde comprend ceux qui intéressent les enveloppes fœtales. Inutile de faire remarquer combien cette classification est rationnelle, puisqu'on sait quelle différence capitale il y a pour le travail, suivant que les membranes sont ou ne sont pas rompues. Voici les conclusions : Les douches constituent une méthode générale, applicable à tous les cas, quel que soit l'état du col; L'éponge, plus expéditive et plus simple, car elle n'exige aucun appareil, aucun instrument spécial, sera préférée dans la majorité des cas. Nous ne saurions partager complétement cette manière de voir, et ce que l'expérience personnelle nous a appris nous fait préférer les douches à tous les autres moyens, même à l'éponge préparée. De la Version céphalique spontanée, dans la présentation de l'extrémité pelvienne, par C.-H. Passant ; 25 pages. — Narration d'un fait de cette nature, observé par l'auteur, durant le travail, et, à propos de ce fait , quelques réflexions sur la version céphalique artificielle. . Nous dirons , à l'occasion de cette thèse, que le fait qui s'y trouve signalé est beaucoup moins rare que ne semblent le croire les auteurs. L'opinion généralement exprimée dans les traités d'obstétrique sur l'impossibilité ou au moins les très-grandes difficultés que rencontrerait le fœtus à changer de position dans l'utérus, à la fin du neuvième mois, est erronée comme les raisons sur lesquelles cette opinion s'appuie. L'observation vienl très-souvent montrer le contraire.

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Ruptures utérines et vaginales (quelques réflexions sur des observations de), par Henri Rey, ancien interne des hôpitaux de Marseille ; 21 pages. — Thèse intéressante et bonne à consulter pour les quatre observations qu'elle renferme. Dans tous ces cas, la rupture a eu lieu après l'écoulement de liquide amniotique ; l'un d'eux est relatif à une rupture du vagin, les trois autres sont des exemples de rupture de l'utérus. Des vomissements opiniâtres pendant la grossesse, des indicalions qu'ils présentent, et spécialement de l'avortement provoqué, par Ernest Delbet ; 49 pages. — Exposé très-complet et très-bien fait de toutes les questions qui se rattachent à ce sujet important ; on trouvera, dans ce travail remarquable, un tableau très-fidèle, et d'une vérité saisissante, des symptômes que présentent les malades atteints de vomissements opiniâtres. L'auteur a fait preuve, dans cette monographie, d'habitudes littéraires distinguées, d'un jugement droit, d'une critique judicieuse, et d'un juste scepticisme à l'égard de tous les moyens conseillés contre cet accident sympathique de la grossesse, heureusement assez rare. Cette thèse est d'ailleurs riche de faits très-intéressants, que M. Delbet a su classer d'une manière qui en rend l'étude et l'analyse faciles. Elle est divisée en trois parties : dans la première, l'auteur traite successivement des symptômes, du diagnostic et de la nature intime ou pathogénie des vomissements incoercibles ; dans la deuxième, il s'occupe des indications qu'ils présentent, et spécialement de l'avortement provoqué, dont il démontre péremptoirement l'utilité. C'est dans la troisième et dernière partie que se trouvent groupés tous les faits nombreux qui ont servi à résoudre toutes les questions qu'il s'était posées. Nous regrettons que l'espace ne nous permette pas d'entrer dans de plus grands détails sur ce travail consciencieux, dont nous ne saurions trop recommander la lecture à ceux qui veulent se faire une idée exacte et complète de toutes les questions qui se rattachent à ce sujet. Des Hémorrhagies utérines consécutives à l'accouchement, par Jules Hergaut ; 27 pages. — Résumé assez complet sur cette question. Du reste, rien de nouveau, comme l'auteur lui-même nous le dit en commençant. Des Soins à donner à l'enfant nouveau-né, dans les premiers jours qui suivent la naissance, par Hippolyte Berthaut ; 39 pages. — Résumé assez complet des points nombreux de la question, renfermant une observation intéressante d'hémorrhagie ombilicale après la chute du cordon, heureusement arrêtée par le perchlorure de fer. C'est un moyen qu'on devra toujours essayer quand la simple cautérisation au nitrate d'argent restera insuffisante. On sait en effet combien , dans cet accident , la ligature est difficile; elle a d'ailleurs été quelquefois inefficace. A côté de ce fait intéressant, il nous faut relever deux erreurs. La première consiste à dire que la variole et les autres maladies contagieuses. ne se développent pas ordinairement dans les premiers jours qui suivent la naissance; nous avons vu plusieurs nouveau-nés succomber à cette

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maladie. La seconde est relative au strabisme, qu'on pourrait craindre de produire artificiellement par la manière dont on placerait le berceau. L'auteur a évidemment répété là une opinion sans fondement, par simple défaut d'attention. , De la Grossesse extra-utérine, par Antoine Gailleton, interne des hôpitaux de Lyon ; 47 pages. — L'auteur résume d'une manière assez complète les différents points relatifs à cette vaste question; il termine par la relation d'une observation intéressante de grossesse interstitielle, recueillie dans le service de M. Bouchacourt, à la Charité de Lyon. Un des points les plus curieux de cette observation, c'est l'impossibilité de percevoir, par l'auscultation, les bruits du cœur fœtal, quoique la malade subisse, même d'une manière incommode, les mouvements de son enfant. De l'Accouchement avec un bassin trop étroit, par C. Blanchard ; 53 pages. — Ce travail est divisé en deux parties. La première renferme 14 observations d'accouchements, dans des cas de bassins plus ou moins rétrécis ; ces observations, toutes recueillies à la clinique de M. le professeur P. Dubois, offrent un véritable intérêt. La seconde partie est consacrée à l'analyse des observations renfermées dans la première, et à l'exposé des conséquences pratiques qui en découlent. Peutêtre ces déductions pratiques auraient-elles pu être formulées d'une manière plus nette et surtout plus générale. Des Déchirures du périnée dans l'accouchement, par Jules Tariel 3 25 pages. — Analyse assez complète de nos connaissances sur ce sujet. Études sur quelques phénomènes qui accompagnent et compliquent la grossesse, par Charles Béhier ; 40 pages. — Exposé méthodique de ces phénomènes et de ces complications, avec tendance continuelle à démontrer la loi de balancement des organes. De nombreuses observations, recueillies à la clinique de M. le professeur P. Dubois, accompagnent chacun des chapitres. Du Lait de femme à l'état physiologique, par Paul Denis ; 58 pages.Ce travail offre un résumé assez complet, surtout au point de vue chimique et physique, de tout ce qui a été publié sur la question.Aucun fait nouveau, si ce n'est la forme des globules de beurre dans le lait de vache. L'auteur dit qu'ils sont polyédriques ; il y a erreur, car, dans le lait de vache comme dans le lait de femme, le beurre apparaît sous forme de petits corps sphériques de volume variable. H. B.

BULLETIN.

TRAVAUX ACADÉMIQUES.

M. Aeadémie de Médecine.

Néphrite à la suite de rétention d'urine. — Rapports sur le valérianate d'atropine, sur la médication iodo-bromée. — Rapport sur les romans. — Poggiale, action des alcalis sur le sucre dans l'économie. — Blache, observation de leucémie.— Gobley, analyse chimique des champignons. — Fièvre puerpérale. — Occlusion des paupières dans les ophthalmies. — Électropuncture. — Cathétérisme de l'urèthre.

Séance du 22 janvier. M. Leroy d'Étiolles adresse une note sur la phrite produite par la brusque cessation de la rétention partielle d'urine existant depuis longtemps. Lorsque dans un âge avancé la vessie ne se vide qu'incomplétement, il arrive à la longue un moment où, par suite de cette rétention, l'urine reflue dans les uretères, les bassinets, les calices , qu'elle tient dans un état de macération anormale qui finit par déterminer l'inflammation. Le cathétérisme, pratiqué sans précaution, n'est pas exempt d'inconvénients. La déplétion subite de la vessie, des uretères, des bassinets et des calices, que détermine l'introduction de la sonde, produit dans ces cavités l'effet du vide d'une ventouse, d'où résultent l'hyperémie, l'inflammation , l'apoplexie rénale. * Cette conséquence funeste d'un traitement indispensable n'est pas heureusement très-fréquente, car M. Leroy d'Étiolles dit ne l'avoir observée d'une manière franche et nette qu'une demi-douzaine de fois sur plus d'un millier de cathétérismes pratiqués dans les circonstances précitées ; il ne tient pas compte, il est vrai, des cas plus nombreux dans lesquels cette opération a été pratiquée in extremis, pour ainsi dire, dans des circonstances où l'abondance du pus dans l'urine et la fièvre hectique dénotaient une altération profonde des organes, et faisaient présager une mort inévitable. M. Leroy d'Étiolles indique deux précautions pour mettre autant que possible le malade à l'abri de l'espèce de néphrite qu'il signale : 1° faire usage d'une sonde de petit calibre, qui fasse couler lentement l'urine : 2° ne pas épuiser complétement l'urine pendant les premiers jours. Ces précautions sont parfois insuffisantes, comme le prouve la narration d'un fait annexé au mémoire; mais du moins en les observant, dit M. Leroy d'Étiolles, on agit conformément aux règles de la prudence et de la bonne chirurgie. — Trois rapports ont occupé le reste de la séance. L'un , de M. Jolly, sur le valérianate d'atropine employé par M. Michéa ; l'autre, de M. Bricheteau , sur les effets physiologiques et thérapeutiques de la médication iodo-bromée, par M. Lunier; le troisième, de M. Collineau, sur les romans envisagés au point de vue médical , par M. Delenda. Les trois rapports concluent au dépôt dans les archives des mémoires dont il est rendu compte et dont nous avons déjà eu l'occasion de parler. Séance du 29 janvier. Deux communications intéressantes, et qui méritent d'être reproduites avec détail , ont eu lieu dans cette séance. M. Poggiale lit un mémoire intitulé De l'Action des alcalis sur le sucre dans l'économie. M. Poggiale a institué une série d'expériences pour vérifier si, conformément à la théorie de M. Mialhe, le passage du sucre dans les veines, chez les diabétiques, est dû au défaut d'alcalinité dn sang. Nous en rapportons les principales conclusions : 1° La transformation du sucre en eau et en acide carbonique n'est pas favorisée par la présence d'une proportion considérable d'alcalis ; le sang des animaux nourris de viande, avec ou sans bicarbonate de soude, contient la même quantité de sucre. 2° Le sucre peut exister dans le sang et dans les urines même en présence des alcalis; il n'existe pas de rapport direct entre la nature des aliments et la quantité de sucre contenu dans l'organisme. 3° Les alcalis du sang ne favorisent pas l'oxydation du sucre. Appliquant les résultats de ses expériences au diabète, M. Poggiale repousse la théorie d'après laquelle, si le sang perd par une cause quelconque ses propriétés alcalines, le sucre, n'étant plus brûlé, passe dans les urines, d'où l'indication thérapeutique d'introduire dans l'organisme les alcalis qui lui manquent. « Les faits consignés dans ce mémoire ne nous permettent pas , dit M. Poggiale, d'adopter cette théorie, qui ne repose que sur des analogies. Nous avons vu , en effet, dans les nombreuses expériences que nous avons exécutées, qu'en augmentant considérablement l'alcalinité du sang, le sucre ne diminue pas, et que la proportion de ce principe peut s'élever à 7 pour 1,000 dans les urines alcalines, lorsqu'on nourrit les animaux avec des aliments féculents ou sucrés, additionnés de bicarbonate de soude. «Nous avons démontré aussi, avec MM. Bernard et Lehmann, qu'en injectant dans la veine jugulaire d'un lapin une solution de sucre et de bicarbonate de soude, on retrouve dans les urines autant de sucre que lorsque l'injection se fait avec une dissolution sucrée seulement. Enfin nous avons prouvé, par des faits irrécusables, que, même en dehors de l'économie animale, les carbonates alcalins n'agissent pas sur le glucose au-dessous de 95 degrés, et qu'à cette température il éprouve si lentement les métamorphoses qui le convertissent en eau et en acide car

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