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fets obtenus des divers acides employés , et si nous penchons vers l'acide sulfurique, c'est que c'est celui dont le goût est le plus agréable et que les malades prennent le plus facilement.

'Bons effets du bromure de potassium dans un ras d'épilepsie. La question de l'efficacité du bromure de potassium dans l'épi— lepsie n'est pas résolue de même par les divers observateurs qui s'en sont occupés. Les uns refusent de reconnaître à cet agent toute espece de valeur; d'autres semblent lui en trop accorder. Pour nous, en présence de ces affirmations contraires, nous continuons à examiner les faits qui se produisent, et tout en reconnaissant que beaucoup d'épileptiques n'obtiennent aucun soulagement de l'emploi du bromure potassique, nous en voyons d'autres qui en éprouvent une trèsconsidérable amélioration dans leur état, sinon une guérison complète, point sur lequel le temps seul peut permettre de prononcer. Nous inférons de là qu'il y a des épilepsies susceptibles de guérir ou tout au moins de s'améliorer très-grandement au moyen de ce médicament, et nous pensons qu'il faut s'attacher à discerner et à spécifier ces sortes de cas. Or, d'après le témoignage de plusieurs praticiens, et entre autres du docteur Mac Donnell, dont nous avons publié le mémoire l'an dernier, il en est une catégorie où le bromure de potassium s'est jusqu'ici montré plus particulièrement avantageux; ce sont ceux où l'affection convulsive parait être sous la dépendance de troubles siégeant dans le système utérin. Voici un nouvel exemple, dû au docteur L. Demeurât, de Tournan, qui témoigne en faveur de cette donnée.

Il s'agit d'une jeune personne, maintenant âgée de vingt-quatre ans, d'une constitution assez forte et robuste. Tout ce qu'on sait de ses ascendants, c'est que son grand-père paternel est mort d'un cancer a la face, et que son père et sa mère, encore vivants, jouissent d'une bonne santé et n'ont jamais eu de maladie convulsive. Mais ses deux frères se sont suicidés, et il lui reste une sœur qui a eu une fille idiote et énileptique de naissance, et qui elle-meme présente maintenant des symptômes d'épilepsie.

Cette jeune personne, après avoir été très-bien portante jusqu'à l'âge de dix-huit ans, eut son premier accès à

cet âge, à la suite d'une vive frayeur; il n'y eut pendant longtemps que le vertige avec perte de connaissance durant environ deux minutes, sans cri initial. Après divers traitements restés inefficaces, suspension des crises pendant huit mois, à la suite de l'emploi du lactate de zinc à doses croissantes, conseillé par M. Herpin; mais cette guérison momentanée fut payée par une anémie avec aménorrhée résultant d'une véritable intoxication causée parle remède. Quand la jeune malade fut remise des effets de cette intoxication et que les règles se rétablirent, les attaques convulsives reparurent eu même temps, et cetle fois avec le cachet de l'épilepsie vraie : cri initial, chute, mouvements, écume aux lèvres, morsure de la langue, etc. La poudre de racine d'armoise à haute dose prescrite par M. Herpin. étant restée sans résultat, ce fut alors que M. Demeurât, frappé de la coïncidence de l'époque menstruelle avec le retour des accès, se détermina à tenter l'emploi du bromure. Il commença le 21 août 1863, à la dosedele.50. Le 28 septembre, il y eut un accès; à la fin, de novembre, un second accès. La dose fut, à ce moment, portée à 2 grammes, et depuis lors jusqu'au 1er août 1865, c'est-à-dire dans un laps de temps de vingt mois, il n'y a pas eu une seule attaque. Toutes les fonctions s'exécutent bien : menstruation régulière, appétit, bonnes digestions, embonpoint, état moral excellent, etc. Depuis le commencement de cette année, le bromure n'est pris que pendant les quinze jours qui précèdent l'époque menstruelle, toujours à la dose de 2

frammes. (Gaz. des hôpitaux, 17 août 865.)

Destruction d'une tumeur flbro cellulaire du pharynx par Félectro - puncture. Le

professeur Fischer rapporte un cas de tumeur fibreuse détruite au moyen de l'électricité, suivant la méthode mise en usage par M. Nélaton, dans un cas de polype nasal.

Un homme de quarante ans, qui avait toujours joui d'une bonne santé, éprouvant depuis quelque temps des douleurs en avalant, reconnut, au mois de novembre 1864, qu'il avait une tumeur au côté gauche du pharynx. Cette tumeur croissait avec rapidité, ce qui détermina le malade à entrer à l'hôpital, le 25 février dernier. A ce moment il était pâle, amaigri, sa physionomie et toute son habitude extérieure exprimaient la souffrance. La cavité pharyngienne était occupée par une tumeur solide, attachée à sa paroi gauche et qui repoussait en avant le voile du palais, ainsi que l'amygdale du même cété, portée en dedans vers la luette déviée. L'orifice postérieur gauche des fosses nasales était obstrué également. Non sans difficulté el en faisant saigner la tumeur, le doigt pouvait arriver sur le larynx, qui se trouvait aussi repoussé vers le coté droit. La tumeur était visible •xtérieurement. de l'angle du maxillaire inférieure au cartilage cricoïde. Il y avait une dyspnée et une aphonie considérables, dysphagie incomplète des liquides, presque absolue, des aliments solides. Souffrances augmentant de jour en jour, mais ganglions correspondants intacts La tumeur fut regardée comme de nature fibro-cejlulaire.

L'extirpation paraissant impossible, le professeur Fischer prit le parti d'essaver de détruire la tumeur sur place au moyen de l'électro-puncture. La première application eut lieu le 26 février, an moyen d'une pile de Grove. Deux aiguilles en rapport, l'une avec le pôle zinc, l'antre avec le pftle platine, furent, à travers le voile du palais, enfoncées profondément dans la tumeur ; après le passage d'un courant d'environ six minutes, les aiguilles furent implantées dans d'autres points, et ainsi de suite jusqu'à ce que toutes les parties de la tumeur qui pouvaient être atteinte* eussent été soumises à l'influence de l'électricité. Il se produisait, pendant la durée de l'action électrique, une écume blanchâtre aveo une espèce de sifflement au point ou était implantée l'aiguille correspondant au pôle zinc, mais aucune modification appréciable du coté du pMe opposé. L'opération dura environ vingt minutes, elle ne fut pas trèit douloureuse: outre la piqilre produite par les aiguilles, le malade éprouvait seulement une sensation de brûlure modérée pendant le passage du courant. Toutefois, la nuit suivante, il y eut de vives douleurs dans la tumeur avec augmentation de la dyspnée; le lendemain la tumeur était augmentée de volume et il y avait de l'ulcération aux pointa où les aiguilles avaient été enfoncées.

Le 7i mars, répétition de l'opération : il se manifesta à la suite une telle augmentation de la douleur, de la dyspnée et de la dysphagie, que M. Fiicher n'osait plus y revenir Du

5 au 27 mars, l'ulcération des piqûres alla s'élargissant; l'odeur qui s'exhalait dela bouche était intolérable; les ganglions du cou s'engorgerent ; il y eut une fièvre intense. La tumeur, malgré sa gangrène partielle, continuait à s'accrollre. en sorte qu'à la fin de mars, la déglutition était devenue à peu près impossible.

Mais l'état du malade, qui s'affaiblissait de plus en plus, ne permettait pas de rester inactif Le 29 mars, une nouvelle application de l'électro-puncture fut pratiquée. A partir de ce moment, le volume de la tumeur commença à décroître, les ulcérations gagnant de plus en plus. Le malade, qui avait été réduit à un amaigrissement presque squelettique, reprit peu à peu des forces, en même temps que la dyspnée et la dvsphagie diminuaient graduellement. De nouvelles séances d'électricité eurent lieu les 6 et 25 avril et le 17 mai, et à la fin de ce mois le malade pouvait être considéré comme guéri. Examiné le 2 juin, le pharynx ne présentait plus de tumeur, mais seulement un épaississement cicatriciel siégeant sur sa paroi gauche. Le voile du palais et la luette avaient repris leur place; la parole, la déglutition et la respiration étaient redevenues parfaitement libres. (Wten. med. Wochmschrift, et Brit. med. Joum., septembre 1865.)

Rn m«SM(e dans la colique néphrétique. Dans un cas de colique néphrétique, contre lequet M. Calmarza avait vu échouer les ressources de la thérapeutique, et surtout le grand bain, la nécessité de faire quelque chose pour son malade lui suggéra l'idée d'exercer des pressions sur l'uretère; il lui sembla que des manœuvres de ce genre aideraient l'urine à surmonter l'obstacle qu'elle rencontrait dans le spasme des parois du conduit el dans la présence dos graviers. Ses espérances se réalisèrent; le malade fpt entièrement soulagé.

Le malade est couché du côté sain et courbé un peu en avant, si le massage doit se pratiquer sur la partie supérieure de l'uretère. Le médecin enduit la paume de sa main de pommade belladonée, ou d'un autre corps gras quelconque, qui puisse en faciliter le glissement sur la peau. Il opère de la main droite sur le coté gauche du malade, et vice versa, et fait parcourir incessamment à sa main la partie comprise entre le rein et le point de l'uretère oh siége l'obstacle, en la dirigeant toujours de haut en bas.

Comme le siége du mal est profond, et par suite peu accessible à l'agent comprimant, le massage doit se pratiquer surtout avec la partie postérieure de la paume de la main, à laquelle on transmet le poids du corps, spécialement chez les sujets obèses. Sous l'action du massage ainsi pratiqué, non-seulement l'urine parvient à franchir l'obstacle à son cours, résultat qui s'accompagne de la cessation de la douleur et d'un bien-être brusque, mais encore il arrive souvent que l'uretère se dilate assez pour permettre aux graviers engagés d'être entraînés jusque dans la vessie.

La durée de ces manœuvres de massage est généralement de une à cinq minutes.

Si l'on n'est pas assez heureux pour obtenir le second des avantages du massage, c'est-à-dire la descente fies graviers dans la vessie, une nouvelle série de douleurs atroces torture le patient, jusqu'à ce que les graviers parviennent dans la vessie,' soit par un nouveau massage, soit avec le secours renouvelé des bains, soit par un travail naturel.

S'il s'est ni un moyen infaillible, si le meilleur des moyens à opposer à la colique néphrétique, le massage a au moins l'avantage de pouvoir être mis immédiatement en pratique en attendant l'emploi d'autres agents, {Espanq medicq et Abeille méd., août 1865.)

Tétanos tranmatiqne guéri

Ïiar des lotions de tabac sur a blessure point de départ du tétanos. 11 s'agit d'un homme de trente-cinq ans, peintre, lequel fut amené à l'hôpital de Jervis-strcet dans un état d'extrême prostration, avec du trismus, les muscles dorsaux et cervicaux très-rigides. 11 avait conservé sa connaissance, mais pouvait à peine articuler quelques paroles, dans l'impossibilité où il était de desserrer les dents. 11 était baigné d'une sueur froide ; son pouls était à 9ô, faible et intermittent.

Ce tétanos était survenu à la suite d'une plaie contuse fort légère que le malade s'était frite à l'aile du nez douzejours auparavant. Tour agrandir les surfaces d'absorption, comme la plaie était de très-peu d'étendue, on ht à l'aide d'eau bouillante et de collo

dion vésicant, une très-forte vésication sur l'aile du nez, la joue et la partie postérieure du cou. On fit une infusion au vingtième de feuilles entières de tabac: on appliqua l'eau et les feuilles (on avait employé 5(1 grammes de tabac). La nuit fut mauvaise, la rigidité avait augmenté, elle s'étendait à presque tout le corps. On fit une nouvelle application de tabac. Vers le soir, le pouls s'était un peu relevé, on put faire desserrer un peu les dents au malade; on put lui faire prendre très-difficilement une potion avec teinture d'opium et eau-de-vie. Pendant les premières heures de la nuit, le malade se réveillait en sursaut avec agitation; vers la fin rie la nuit, il s'endormit. Le surlendemain, la roirieur avait un peu diminué; mais le malade était pris de délire avec agitation et cris; le pouls était remonté à 102.

Quand le délire cessa, deux jours après, la roidrur avait beaucoup diminué, et l'amélioration se prononça de jour en jour On avait pendant tout le temps de la maladie, soutenu le patient en l'alimentant à l'aide de la sonde œsophagienne.

Lorsque le tétanos eut complétement cessé, le malade, pris de frissons, eut une broncho-pneumonie intense, dont il guérit cependant. (Journal de médecine de Vruxelles.)

Des Injections avec une solution de chlorure de sodium contre les bémorrhagies qui suivent I iridecto

mie. Parmi les formes d'iritis les plus rebelles au traitement, il faut compter celles qui s'accompagnent d'une production de tissu cellulaire nouveau, saillant, sous la forme d'uno croûte, à la surface postérieure de l'iris, qui s'atrophie consécutivement. Quoiqu'on puisse avoir réussi à vaincre les difficultés rie l'établissement d'une pupille artificielle, l'épanchement sanguin qui alors survient toujours, n'en est pas moins défavorable à la guérison On sait, eu effet, qne ce sang, immériiaement coagulé, ne se résorbe que rès-lentement. En raison de la position du pojnt où il s'écnule. il remplit aussitôt la nouvelle pupille, et souvent la chambre antérieure tout entière. Lorsqu'il disparaît par résorption, on voit alors la nouvelle pupille obstruée par un exsudât, car le sang, en se feutrant avec le tissu iridien, l'irrite et l'enflamme. Dan» un cas de ce genre, M. Hey

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mann a élé amené à employer, pour évacuer le sang, un moyen ordinairement inusité. On sait que, si l'on écarte les lèvres de la plaie cornéenne, il s'en échappe un peu de sérosité; si l'on saisit le caillot avec les pinces, il est trop mou pour suivre les tractions; enfin, si l'on réussit à en extraire une portion avec la curetle de Daviel, elle est bientôt remplacée par une nouvelle quanlité de sang extra— vasé. Il s'agit par conséquent, de réparer aussitôt le vide qu'on détermine de cetle façon, afin de maintenir la tension intra- oculaire et de prévenir de nouvelles hémorrhapies. Le meilleur moyen de remplir cette condition est d'injecler une solution de sel de cuisi ne.

Dans un cas où une extraction linéaire double avait donné lieu a une iritis de cette espèce et où l'on commençait à percevoir les signes d'une atrophie commençante, l'essai de ce moyen fut fait sur l'œil le plus mauvais, où ne s'observait plus qu'une perception quantitative très-incertaine des rayons lumineux. Une solution saline fut préparée et maintenue à la température du sang dans une seringue de Pravaz, et après avoir donné issue avec la curette de Daviel à la plus grande quantité possible de sang, injectée immédiatement goulte à goulte. Le malade n'accusa qu'une sensation particulière de fraîcheur dans l'œil, qni ne pouvait être transmise par la conjonctive, vu que la solution ne coulait pas au dehors. Voyant qu'elle élait bien supportée, M. Heymanu injecta plus hardiment, mais avec lenteur, la moitié d'une seringue; de telle sorte qu'il se produisit un écoulement continu des liquides qui circulaient dans la chambre antérieure. Après trois de ces injections, presque tout le sang était dissous et entraîné hors de l'œil. {Annales d'oculistique.)

Efficacité de l'éleefaalre de quinquina et de soufre dans la bronchite chronique. On

sait généralement que les meilleurs agents thérapeutiques dont l'art dispose contre la bronchite, si grave chez les vieillards et cbez les sujets affaiblis, sont les toniques amers, tels que le lichen, l'hysope. le polygala, le quinquina, les eaux sulfureuses et les balsamiques. Pour trouver un remède qui modifie à la fois la sécrétion morbide des bronches, facilite l'expectoration, régularise les fonctions digestives. agisse comme tonique général et qui puisse élre administré pendant un temps assez long sans fatiguer les malades, M. le docteur de Smet a comb'né le quinquina et le soufre dans la préparation suivante:

S'il y a chez le malade prédisposition à la diarrhée, ce médecin prescrit:

Poudre de quinquina très ténue 10 grammes.

Fleurs de soufre dépurées 10 —

Sirop d'althéa Q S. pour faire un élecluaire.

S il n'y a pas tendance à la diarrhée, M. de Smet réduit la poudre de quinquina a 5 grammes. Le malade prend une cuillerée à café de cet élecluaire le matin, une deuxième avant midi, une troisième dans l'après-dlnée et une quatrième le soir. La préparation est épuisée ordinairement en deux jours. On en continue l'emploi tant qu'il est nécessaire, c'est-à-dire quinze jours ou trois semaines en moyenne. Ce temps suffit pour apporter dans l'état des malades des modifications qu'attestent près de cinquante observations recueillies par l'auteur et le rapport très-favorable rédigé sur son travail par M. Ingels au nom d'une commission dans laquelle figuraient MM. Leselliers et Stockman. (Annales de la Société de médecine de G and.)

TRAVAUX ACADÉMIQUES.

Traitement de la biennorrhagie par l'essence de santal. Pour compléter les renseignements que nous donnions dernièrement, d'après M. Henderson, sur les bons effets qu'on peut obtenir de l'essence de santal jaune dans lu traitement de la blennorrbagie, nous avons à faire connaître les résultats

d'expériences faites à Paris à l'aide de cet agent par un chirurgien des hôpitaux.

M. le docteur Panas a employé l'essence de santal jaune dans quinze cas de blennorrbagie, les unes anciennes et déjà traitées par d'autres moyens, les autres récentes et n'ayant encore été soumises à aucune espèce de traitement. Dans tous les cas, les phénomènes inflammatoires ont été promptement modifiés : la douleur a cessé au bout de deux ou trois jours; l'écoulement a subi une modification plus rapide encore, car, au bout d'un jour ou deux, de muco-purulent, épais et jaunâtre qu'il était, il est devenu séreux et transparent. Seulement, chose à noter, mais qui, du reste, n'a rien de particulier à l'agent dont il est ici question, ce résultat obtenu, l'essence de santal jaune parait y arrêter son action, maintenant ses effets, mais n'allant pas plus loin; en sorte qu'il a fallu attendre deux et trois semaines, parfois davantage, pour obtenir une guérison définitive, et que, dans certains cas, il a même été nécessaire de recourir à d'autres moyens, à des injections astringentes.

Le meilleur mode d'administration est la forme capsulaire, chaque capsule contenant huit gouttes ou 0gr,40 d'essence ; la dose ordinaire est de dix capsules par jour, et l'on peut la porter plus loin sans qu'il s'ensuive quoique ce soit de fâcheux. Sous cette forme, qui est certainement préférable à celle employée par M. Heuderson, les malades s'accommodent très-bien de ce médicament. Son odeur aromatique passe dans les urines, mais ne parait pas imprégner les exhalaisons cutanée et pulmonaire. S'il est exempt de l'inconvénient de détermmer des éruptions à la surface de la peau, ayant d'ailleurs l'avantage de ne pas causer de fatigue des voies digestives, comme le font le cubèbe et surtout le copahu, peut-être le nouvel agent anli blenuorrhagique sera-1 il trouvé digne de prendre droit de cité dans la matière médicale. Son seul défaut, d'apres M. l'anas, est de coûter fort cher; mais ce défaut est de nature à disparaître, si l'essence de santal gagne la faveur des praticiens et vient à être employée sur une grande échelle. [Soc. impér. de chir., '20 septembre.)

Observation d'ovarlotomie suivie de guérison. Le sujet de cette observation est nne fille âgée de quarante ans, d'une constitution médiocre, mal réglée et ayant été atteinte, à la suite de contrariétés et de chagrins, d'une aliénation mentale pour laquelle elle fut admise à l'asile de Montpellier pendant cinq ans, et où elle resta ensuite comme employée. Il y a environ vingt ans que l'abdomen commença à se développer lentement et progressivement, et à être le siége

de quelques douleurs, surtout à l'époque des règles. De la toux et quelques crachements de sang témoignaient d'un mauvais état des organes pulmonaires.

Un examen, pratiqué au mois de janvier 1864, de l'état du ventre, fit reconnaître une tumeur fluctuante au-dessous du détroit supérieur. L'utérus, situé en arrière de la tumeur, est mobile et à l'état normal. Le ventre, régulièrement globuleux, offre le même volume qu'au neuvième mois de la grossesse. La circonférance mesure un métre au niveau de l'ombilic. Le diagnostic résultant de cet examen se résume par: kyste de l'ovaire gauche probablement sans adhérence aux parois abdominales ou aux organes intra-abdominaux.

Après quelques préparations préliminaires, M. Courty, assisté de plusieurs professeurs, agrégés et internes de Montpellier, procède à l'opération le 23 juillet 18t5ô.

L'abdomen, largement ouvert, découvre un kyste offrant sur ses parois des veines superficielles très-développées. La ponction faite amène la sortie de 15 litres de liquide séreux. Le pédicule de la tumeur, très-large et tres-court, est fortement saisi et arrêté entre les pinces du ctainp de M. Spencer-Wels et coupé au-dessus de la constriclion. Après avoir débarrassé avec le plus grand soin la cavité abdominale du sang fourni par l'incision, etc., et s'être assuré que l'ovaire droit et l'utérus sont parfaitement sains, l'opérateur ferme la plaie au moyen de deux sutures l'une interne et l'autre superficielle. Malgré un nouvel accès de manie furieuse, survenu après cette opération, et une série de symptômes très-alarmanls du côté des organes respiratoires, la guérison a marché rapidement et, le 20 août, la plaie est presque complétement cicatrisée ; l'appétit est rétabli, toutes les fonctions s'accomplissent normalement, et l'aliénation mentale a une tendance marquée vers la guérison. SI Courty, dans la lettre qui accompagne l'envoi de ce travail, s'exprime ainsi:

« Je puis dire que jusqu'ici mes propres observations et quelques autres dont j'ai eu connaissance, semblent démontrer que dans le midi de la France, comme eu Angleterre et à Strasbourg, l'ovariotomie réussit deux fois sur trois lorsqu'on ne choisit pas les cas, et trois fois sur quatre lorsqu'on peut les choisir. > (Académie des sciences.)

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