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I. — Les Magistrats et la Société française.

La vie des Magistrats sous l'ancien régime : ils partici-
pent discrètement au mouvement mondain; noblesse
de robe et noblesse d'épée. Étienne Pasquier : con-
versation chez la duchesse de Retz. Les gens de robe
à la Cour de Marguerite de Valois, à l'Académie de
Charles IX et de Henri III : Du Faur de Pibrac.
Mauvais goût de l'éloquence judiciaire; heureuses
exceptions. Moralistes, prédicateurs, reprochent aux
magistrats d'alors de manquer d'indépendance et d'im-
partialité : en réalité, les fautes et les abus demeurent
le fait d'une minorité; les fleurs de lis avant gravées
dans le cœur. Épîtres latines de l'Hospital : Les aboie-
ments des plaideurs. L'Hospital, chancelier de la du-
chesse de Berry, devient « le ministre de la littérature
française. » II est au xvi* siècle un des premiers apô-
tres de la tolérance; dîner plus éloquent en paroles
qu'en mets

Les Lamoignon. — Mot de Malesherbes. — Chrétien de
Lamoignon et ses réceptions à Baville. — Madeleine de
Lamoignon remplit le grand ministère de l'aumône;
Guillaume de Lamoignon inspire à Racine Les Plai-
deurs, à Boileau l'Arrêt burlesque et le Lutrin; sa pe-
tite académie. — Tallemant des Réaux médit plus
qu'il ne calomnie : la présidente Tambouneau, son aven-
ture au bal. — Madame Saulnier et Zaga-Christ. —
Traits du chancelier Séguier, sa théorie des deux con-
sciences; le dernier Séguier. — M. de Bernay lègue son

cuisinier par testament au président Le Coigneux. —
Aphorisme cynique du président de Chevry; son épita-
phe. La comédie de société et les gens de loi. Le salon

de la présidente de Thoisy 2oà33

Constitution des corps judiciaires : les charges devien-
nent en fait des Hefs héréditaires. L'édit de Paulet.
L'inamovibilité fut la conséquence juridique de la vé-
nalité des charges. Loi du M frimaire an VIII. Viola-
tions du principe de l'inamovibilité. Qualités et travers
de l'ancienne magistrature. Importance du Parlement
de Paris.

La société de Louis de Caumartin. Les grands jours
d'Auvergne. La famille de Caumartin; son tils aîné re-
çoit Voltaire au château de Saint-Ange. Les Caumartin
représentent le type du magistrat honnête homme : ce
qu'on entendait autrefois par honnête homme. Opi-
nion de Montaigne. — Au xvni' siècle on voit apparaître
le magistrat philosophe et libéral; il réclame les États
généraux qui vont tout d'abord supprimer les Parle-
ments 33 à 43

Toussaint Rose, marquis de Coye, secrétaire principal du
Cabinet de Louis XIV; son crédit à la Cour, démêlé
avec le prince de Condé. Riposte au duc de La Feuil-
lade. La présidente Portail, petite-fille de Rose; il meurt
sur un bon mot. — Bernard de La Monnoye, ses Noëls
bourguignons. — Les magistrats grippés ou collection-
neurs. — Conseil à Louis XIV : il faut baiser les pieds
des papes et leur lier les mains. — Un curieux universel,
Nicolas Fouqnet; ses collections; Vaux-le-Vicomte;
Fouquet protège les artistes et les poètes; grand tra-
vailleur et grand épicurien. Vers de La Fontaine. La
politique de l'alibi. — Louis XIV à Vaux. Fête histo-
rique 43à54

D'Aguesseau; érudition, intégrité, faiblesse de caractère.
Un prodige de mémoire. L'art de défendre son temps
et son travail. Racontar de l'avocat Marais. Les familiers
de d'Aguesseau au château de Fresnes; Louis Racine;
quelques mots du chancelier. — Impromptu prêté à
M. de Nicolaï. — Le premier président de Harlay, son
portrait par Saint-Simon : dits et redits de Harlay. —
Au Xvih* siècle, le goût de la sociabilité progresse à
pas de géant; femmes de magistrats. — Hénault. La
déclaration de majorité du roi; Hénault compose les
discours de Louis XV, du Régent et du premier prési-
dent. Jugement de M"' du Defiand : liaison de Hénault

avec celle-ci. — La présidente Dreuilhet, son remède

contre la tentation, bouts-rimès. — Hénault surinten-

dant de la maison de la reine. Vie intime de Marie Lec-

zinska, son esprit, ses reparties. La confession de

Hénault, le Chant dn cygne. Portraits du premier prési-

dent de Mesmes, de l'abbé Menguy et de l'abbé Pucelle. 54 à 37

Montesquieu; ses aphorismes sur les femmes ; il y a chez
lui une certaine sécheresse de cœur. Opinion de la du-
chesse de Chaulnes, de Maupertuis, Garat, d'Alembert,
sur Montesquieu : il excelle à tirer de chacun sa sub-
stance médullaire; sa conversation, riposte à une en-
nuyeuse. Salons parisiens et bordelais fréquentés par
Montesquieu. Simplicité de ton et de manières; par-
court ses terres un bonnet de coton blanc sur la tête.
Séjour à Luné ville auprès du roi Stanislas. — Le pre-
mier président de Brosses : Lettres familières écrites
d'Italie. La société dijonnaise très brillante au xvni' siè-
cle. Fête donnée par M. Chartraire de Montigny. Amis
parisiens du président de Brosses; il joue la comédie
à Neuville-les-Dames. — Le président Bouhier; son
hôtel, sa bibliothèque à Dijon, ses n5 correspondants;
lettres de Marais, de Valincourt. — Relations de Bou-
hier à Paris. — Le président de Salaberry. — La Chalo-
tais. — La correspondance du président Uugas et de
Saint-Fonds 33 à 1oi

Magistrats littérateurs et lettrés : La Boëtie, Montaigne,

Hai du Chatclet, Bazin de Bezons, Salomon. Épigram-

me contre le premier président Portail. Lefranc de

Pompignan. Magistrats académiciens. — Brillat-Sava-

rin : axiomes et anecdotes tirés de la Physiologie du.

goût; rapports entre la sociabilité et l'art de bien man-

ger. — Charles Renouard. — Uupin : son interprétation

de la Révolution de i83o, le jugement de Ponce-Pilate.

— Une riposte de Berryer. Le premier président De-

vienne. MM. Durand, Gilardin. — Les réceptions du

président Émerigon à Bordeaux. — L'autorité morale

des magistrats a diminué; leur mode de nomination:

difficulté de leur situation en province. — Salons de

magistrats depuis i85o : MM. Troplong, Arthur Desjar-

dins. Le salon de MTM Charles Cartier. — La magistra-

ture depuis deux siècles se fond de plus en plus avec

la société de l'époque ; elle s'est imprégnée de tolérance

et de modernité 1oi à 133
II. — Une femme premier ministre.

Les femmes d'Etat. — Lady Churchill duchesse de Marl-
borough; elle aime « à jeter sa pensée dehors. » Défauts
et qualités. Son amitié avee la princesse Anne. «• La
reine Sarah, le vice-roi. » — Disgrâce de la duchesse, ses
soixante ans d'arrogance, son testament. — Marie de
La Trémouille, princesse de Chalais, duchesse de Brac-
ciano et princesse des Ursins ; sa beauté, sa passion des
affaires, sa vie et ses réceptions à Rome. Innocent XI et
la mode du décolletage à outrance. La princesse est
désignée pour le poste de camarera-mayor auprès de
la jeune reine d'Espagne ; son portrait par Saint-Simon. 123 à i36

Situation de l'Espagne à la fin du xvii ' siècle; nos aïeux

au xvii" siècle plus riches, mieux gouvernés, plus heu-

reux que les Espagnols. Paresse fabuleuse de ce peu-

ple; corruption et concussion, absence de sens prati-

que, mépris de l'industrie; l'agriculture en détresse.

L'Inquisition était populaire malgré tout. Despotisme

de l'étiquette : les bas de la reine, la Golille, le Ton-

tillo. Régicide produit par ce rituel implacable. Les

deux perroquets de la reine. L'ennui espagnol. Une

envie de femme grosse : Deux soufflets à une camarera-

mayor. Distractions de la reine : beaucoup crurent

qu'elle mourut empoisonnée. — Qualités du peuple

espagnol : énergie, Merté, héroïsme; il s'élance aux

hyperboles de l'action et de la pensée. Les reliques de

la duchesse d'Albe. L'admirateur réputé le plus galant.

Les femmes exigent l'amour comme une dette : opi-

nion de la marquise d'Alcanizas. — Les fous d'amour

officiels à la Cour. Troupes de flagellants. Trait d'un

prédicateur espagnol 136 à 143

L'Europe proteste les armes à la main contre le testa-
ment de Charles II ; succès des coalisés. Régiments de
Capucins. — La princesse des Ursins, grâce à l'amitié
de la reine, gouverne pendant treize ans. Rançon de
l'ambition satisfaite. Lettre à la maréchale de Noailles.
Conseils de Louis XIV à son petit-fils. Œuvre poli-
tique de la princesse. Menacée plusieurs fois dans
son pouvoir ; nouvelle journée des Dupes. « Pour ma-
riés, non ! » MTM des Ursins à Versailles ; son retour en
Espagne. Mort de la reine Marie-Louise. Le roi épouse
Élisabeth de Parme; scène dramatique entre celle-ci et
la princesse des Ursins; disgrâce foudroyante. Der-
nières années 147 à 166

III. — Le Salon de la marquise de Lambert.

Deux puissances sociales, les salons et l'opinion pu-
blique. Au xvine siècle, les salons étendent leur domi-
nation en tous sens, l'opinion publique se constitue et
s'organise. — Le salon de la marquise de Lambert est
un des derniers du xvii ' siècle, le premier du xvm°.
Traits communs avec la marquise de Rambouillet. Pré-
ciosité et marivaudage. Différences entre les deux
ruelles : le souci de la modernité. Conseil de MTM de
Lambert à M'" de Launay; son cabinet est pendant
vingt ans l'antichambre de l'Académie française. Sa
famille, son mariage. Axiome du président Le Coigneux
de Bachaumont : « Un honnête homme doit vivre à la
porte de l'église et mourir dans la sacristie. » Le Mardi
et le Mercredi de la marquise, caractère de ces récep-
tions. Quatrain de Sainte-Aulaire. — Sermons de ga-
lanterie platonique. Les familiers du salon; quelques
brebis galeuses. Louis de Sacy, Mongault, Choisy, Chau-
lieu, les Boivin. L'abbé Terrasson : sa confession in
extremis. Un héros de roman, le marquis df Lassay,
surnommé : le Don Quichotte moderne; réplique im-
pertinente. MTM de Lambert reçoit des comédiens. . . 166 à i85

Les deux héros du salon, Fontenelle et La Motte. L'es-
prit et le talent de Fontenelle, son mot à Diderot. La
sérénité n'est point l'indifférence. Trois choses aimées
et incomprises. — La Motte et la duchesse du Maine:
une affection automnale. Joute épistolaire entre la
châtelaine de Sceaux et t'Académicien. Pour l'amour
de sa bergère, celui-ci trahit la langue française. —
La marquise de Lambert moraliste : elle propose un
idéal moyen qu'elle a commencé par réaliser elle-même;
correspond avec Fénelon. Éloge tempéré de la reli-
gion. Devoirs envers le prince, envers les supérieurs,
les égaux, les inférieurs. Devoirs de société proprement
dits. Pensées sur les femmes : ce qu'elles doivent
apprendre, ce qu'elles doivent faire; inconséquence
des hommes vis-à-vis d'elles. — Débauches d'esprit de
la marquise ; elle a tout ensemble le désir et la terreur

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