Corinne, ou L'Italie

Etukansi
Otis,Broaders,et Compagnie, 1845 - 431 sivua
 

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Sivu 209 - ... beauté première, et tout ce qui peut servir aux usages domestiques est conservé d'une manière effrayante. Les amphores sont encore préparées pour le festin du jour suivant; la farine qui allait être pétrie est encore là: les restes d'une femme sont encore ornés des parures qu'elle portait dans le jour de fête que le volcan a troublé, et ses bras desséchés ne remplissent plus le bracelet de pierreries qui les entoure encore. On ne peut voir nulle part une image aussi frappante de...
Sivu 62 - Midi; des intentions sévères, mais des interprétations très-douces; la théologie chrétienne elles images du paganisme ; enfin, la réunion la plus admirable de l'éclat et de la majesté que l'homme peut donner à son culte envers la Divinité. Les tombeaux décorés par les merveilles des beaux-arts, ne présentent point la mort sous un aspect redoutable. Ce n'est pas...
Sivu 176 - C'est un sujet inépuisable de réflexion que les différentes combinaisons de la destinée humaine sur la terre. Il se passe dans l'intérieur de l'âme mille accidents, il se forme mille habitudes qui font de chaque individu un monde et son histoire.
Sivu 210 - Pompéia, et que l'on essaye de dérouler à Portici, sont tout ce qui nous reste pour interpréter les malheureuses victimes que le volcan, la foudre de la terre a dévorées. Mais en passant près de ces cendres que l'art parvient à ranimer, on tremble de respirer, de peur qu'un souffle n'enlève cette poussière où de nobles idées sont peut-être encore empreintes.
Sivu 249 - Quelques souvenirs du cœur, quelques noms de femmes, réclament aussi vos pleurs. C'est à Misène, dans le lieu même où nous sommes, que la veuve de Pompée, Cornélie, conserva jusqu'à la mort son noble deuil ; Agrippine pleura longtemps Germanicus sur ces bords.
Sivu 18 - L'ennui du comte d'Erfeuil décourageait Oswald; il avait d'ailleurs des préventions contre les Italiens et contre l'Italie; il ne pénétrait pas encore le mystère de cette nation ni de ce pays, mystère qu'il faut comprendre par l'imagination, plutôt que par cet esprit de jugement qui est particulièrement développé dans l'éducation anglaise. Les Italiens sont bien plus remarquables par ce qu'ils ont été, et par ce qu'ils pourraient être, que par ce qu'ils sont maintenant.
Sivu 423 - ... tout genre est un reflet de la divinité. « Ah ! si je n'avais aimé qu'elle, si j'avais placé ma tête dans le ciel à l'abri des affections orageuses, je ne serais pas brisée avant le temps ; des fantômes n'auraient pas pris la place de mes brillantes chimères. Malheureuse ! mon génie, s'il subsiste encore, se fait sentir seulement par la force de ma douleur ; c'est sous les traits d'une puissance ennemie qu'on peut encore le reconnaître.
Sivu 366 - J'accepte jusqu'à Plymouth votre appui , car je ne serais pas sûre de me guider jusque-là; mais 'quand une fois on est embarqué, le vaisseau vous emmène, dans quelque état que vous soyez ; c'est égal. » Elle fit signe au comte d'Erfeuil de la laisser seule, et pleura longtemps devant Dieu, en lui demandant la force de supporter sa douleur.
Sivu 301 - L'usage est chez nous qu'à l'instant où les femmes prononcent les vœux religieux, elles jettent derrière elles un bouquet de fleurs qu'elles portaient pendant la cérémonie. C'est le signe du renoncement au monde ; et les coups de canon que vous venez d'entendre annonçaient ce moment comme nous sommes entrés dans Venise. Ces paroles firent frissonner Corinne. Oswald sentit ses mains froides dans les siennes, et une pâleur mortelle couvrait son visage.
Sivu 88 - L'herbe croît au milieu des allées, et, dans ces mêmes allées abandonnées, les arbres sont taillés artistement selon l'ancien goût qui régnait en France ; singulière bizarrerie que cette négligence du nécessaire, et cette affectation de l'inutile ! Mais on est souvent surpris à Rome, et dans la plupart des autres villes d'Italie, du goût qu'ont les Italiens pour les ornements maniérés, eux qui ont sans cesse sous les yeux la noble simplicité de l'antique. Ils aiment ce qui est brillant...

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