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CHEz D. COLAS , Imprimeur-Libr. , Editeur de la
, Bibliothèque des Propriétaires ruraux (*), rue
du Vieux-Colombier, N° 26 ;
— DÉTERVILLE, rue Hautefeuille, N° 8 ;
»- LENORMANT, rue des Pretres-Saint-Germain.
l'Auxerrois, N° 17 ;

Et chez BLANCHARD, Palais-Royal, galeries de bois,
N° 149, au Sage Franklin.

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(*) Le Journal d'Economie rurale et domestique, ou Bibliothèque des Propriétaires ruraux; ouvrage périodique publié le 1" de chaque mois , par cahier de six feuilles grand in-8°, avec des gravures. — Prix de l'abonnement, 24 fr. par an ; 12 fr. pour six mois; et 7 fr. pour trois mois, franc de port.

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DES OUVRAC ES
SUR L'ÉCONOMIE RURALE ET DOMESTIQUE
ET SUR L'ART vÉTÉRINAIRE ;

SUrvIE de Notices biographiques sur les Auteurs, et d'une
Table alphabétique des différentes parties de l'Art agricole,
avec indication des N" qui renvoient soit à l'Ouvrage ,

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DE L'IMPRIMERIE DE D. COLAS , rue du Vieux-
Colombier , N° 26, faubourg Saint-Germain.
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18 I o.

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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

Lurirrré de l'agriculture n'a point été contestée; mais, tout en la reconnaissant, on a souvent négligé cet art, et jamais il n'a été l'objet de l'ambition ou de la gloire. Le front des laboureurs les plus renommés n'a point été ceint d'une couronne, et ce n'est pas pour ceux qui cultivent la terre que croît le laurier. Les talens militaires, les productions de l'esprit enlèvent presque tous les suffrages ; il ne reste plus rien pour ceux qui parent la terre de moissons, qui alimentent les manufactures ou préfèrent les arts utiles aux arts d'agrément. On s'est plaint de ce que l'agriculture n'occupait que quelques pages dans les annales des nations. Consacrée aux révolutions , aux actions remarquables, l'histoire semble plus particulièrement destinée à retracer le souvenir de ce qui agite et détruit un empire , qu'à rappeler ce qui l'entretient, le conserve ou le fait prospérer. A peine fait-elle mention d'un peuple qui vit en paix avec ses voisins et préfère le bonheur à la célébrité. On s'est plaint encore que les noms des inventeurs des instrumens agronomiques n'étaient pas connus, et que l'histoire ne les avait pas transmis; mais il n'y a dans cet oubli, ni injustice, ni même C4

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de négligence. A l'époque où plusieurs de ces instrumens furent inventés , on n'ambitionnait pas le suffrage des hommes, et l'on n'avait point encore l'idée de cette gloire qui coûte tant de sacrifices. Dispersées sur le globe, les familles qui composaient alors le genre humain, souvent séparées les unes des autres par de grandes distances, et communiquant rarement entr'elles, luttaient contre le besoin , réduites à leurs propres ressources. Elles avaient appris de l'expérience que la terre s'épuisait en peu de tems ; qu'il y avait dans l'année des saisons , où dépouillée des productions qui la couvraient, elle n'offrait qu'une surface stérile. Entretenir sa fécondité , faire des approvisionnemens durent être les résultats de cette expérience , et l'homme devint industrieux et prévoyant. Forcé de labourer la terre pour la rendre fertile , il vit avec dépit, peut-être avec découragement , se briser dans ses mains l'instrument dont il se servait. Il parcourut ensuite un cercle immense d'essais infructueux ; mais c'était pour lui qu'il travaillait ; il était aux prises avec la nécessité. Quelques succès couronnèrent ses efforts, il recueillit pour sa

famille le fruit de ses tentatives. L'invention de

plusieurs instrumens aratoires précéda nécessairement la civilisation qui dut être lente, puisque ses progrès ne sont rapides que lorsqu'elle est parvenue à un certain degré. Quand les communications s'établirent , quand les familles réunies entr'elles formèrent un peuple qui se choisit un chef, cha

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