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Le Daïri prit, à son avénement au trône, trois femmes; elles étaient filles du Kwanbak Yori tada, du prince Tame sira sin o, et du Daïnagon Fousiwarano Tsio ko. Plus tard, il épousa la fille du Daïnagon Fousiwara-no Tsoune ko, qui à cette occasion reçut le titre de ghi den (Koung weï tian). Comme il en était très-amoureux, il négligea entièrement les trois autres; mais elle mourut bientôt. Il en fut si affligé, qu'il eut l'esprit aliéné, et résolut de se retirer du monde. Son père avait aussi été attaqué d'une maladie semblable, dont il ne guérit jamais.

Le 8° mois, le Taï zio ten o Yin yoü se fit raser la tête, prit le titre ecclésiastique de Fo (Fâ wang), et se retira dans le palais Yin yoü in.

La 2° année (986), le Daïri, toujours occupé du souvenir de son épouse chérie, fille de Kô ghi den , résolut de quitter le monde et de se faire prêtre. Le 22 du 6° mois, il sortit secrètement, pendant la nuit, par la petite sortie de la salle Deou kwan den (Tching kouan tian) et alla au temple Kwan san si, où il se rasa la tête, et prit le nom de Naggakf (Jy kiö). Il avait alors à peine 19 ans : il ne fut accompagné que par Kourando Fousiwara-no Mitsi kane, et par le prêtre Gon kou (Yan kieou). L'astronome impérial Abe-no Sei mei (Ngan pou Tsing ming), occupé dans ce moment à faire ses observations, découvrit par un phénomène céleste qu'un changement était arrivé au Daïri. Effrayé de ce signe, il se rendit en toute hâte au palais ; mais nonobstant toutes les recherches, on ne put trouver l'empereur. A la pointe du jour, on le chercha par-tout; et à la grande surprise de tout le monde, on apprit à la fin qu'il s'était fait prêtre dans le temple Kwan san si. Le Tsiounagon Fousiwara-no Yosi kane et le Satsiouben Fousiwara-no Kore nari, qui l'avaient constamment servi, prirent également l'habit ecclésiastique.

Ce prince n'a régné que 2 ans, avec le nengo Kwan wa.

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YETs sIô-No IN (Y tiao yuan) était fils aîné de Yen yoû in, et portait, avant son avénement au trône, le nom de Kanefito (Houaï jin). Sa mère Fousiwarano Sen si était fille de l'Oudaïsin Kane ye. Kane fito avait été créé Taïsi sous le règne de Kwa san-no in ; dès qu'on sut que celui-ci s'était retiré du monde, Kane ye s'empressa de venir au palais, et veilla soigneusement sur tout ce qui se passait, en attendant que Kane fito, qui n'avait que sept ans, fût proclamé Daïri. Kane ye quitta alors l'emploi d'Oudaïsin, et devint Kwanbak; son frère Tame ko fut nommé Oudaïsin à sa place. Reï zen in porta alors le titre de Taïzio ten o; Yen yoû in et Kwa san-ne in eurent celui de Fo wô. Aucun de ces trois empereurs ne s'était mêlé du gouvernement : tous en avaient laissé le soin à Kane ye. Le 1" mois de la l" année du nengo Yei yen (987), le prêtre Teou men revint de la Chine ; il en rapporta l'image du dieu Siaka, qu'on conserve encore aujourd'hui dans le temple Saga à Miyako, ainsi que le livre Isou sai kiô (Y thsié king). Le 10° mois, le Daïri alla à la maison de Kane ye; le l l° mois, au temple d'Iwa si midzou, et le 12°, à celui du dieu Kamo. Le 6° mois de la 2° année (988), Fousiwara-no Yasou souke, chef des brigands, s'étant caché dans la maison du Tsiounagon Fousiwara-no Aki ko, le Daïri donna ordre de l'arrêter; mais il se coupa la gorge. Le 8° mois, Kane ye, ayant construit un palais, y invita un grand nombre des serviteurs du Daïri, et les régala splendidement. Minamotto-no Yori ko

y vint avec trente chevaux, pour les distribuer à ceux qui étaient d'un rang inférieur à celui d'Oudaïsin.

Le ll° mois, le Daïri alla au palais de Kane ye, pour y célébrer le 60° anniversaire de celui-ci. Le 2° mois, Mitse taka, fils aîné de Kane ye, fut nommé Nadaïsin et Sadaïsio. Le 5° mois, le Daïri se rendit au temple du dieu Kasouga (Tchhun jy). Le 6° mois, le Sake-no Kwanbak Fousiwara-no Yori tada (Thsian kouan pé) mourut âgé de 66 ans. Il reçut le titre posthume de Sourouga (Tsiun ho koung). Le 8 mois, un ouragan violent détruisit un grand nombre de temples et d'autels situés en dehors des portes du palais impérial. Le 12° mois, Kane ye fut nommé Taï zio daïsin. Le l" mois de la l" année du nengo Tsio riak (990), on rasa le front du Daïri, qui était âgé de l l ans. Le l" mois du nengo Yei zoo (989), le Daïri fit une visite au Fo wô Yen yoü in. Le 5° mois, Kane ye, étant tombé malade, se fit raser les cheveux et devint prêtre sous le nom de san sio-no Dai mou do(Toungsan tiao Tajy tao). Son fils Mitsi tada fut choisi pour régent à sa place. Le 2 du 7° mois, Kane ye mourut âgé de 62 ans : son palais fut converti en temple, et reçut le nom de Fo keô in (Fa hing yuan). Il fut le premier qui obtint le titre de Sets ye-no in (Ché kia yuan). Le 2° mois de la 2° année (991), le Fo wô Yen yoü in mourut à l'âge de 52 ans. Le 9 mois, l'Oudaïsin Fousiuara-no Tame kio fut promu à la dignité de Taï zio daï sin, Minamotto-no Sighe nobou, frère cadet du Sadaïsin Masa nobou, devint Oudaïsin, et Fousiwara-no Mitsikane, frère cadet de Mitsi taka, Nadaïsin. Le 10° mois, la veuve de Yen yoû in se rasa la tête, et reçut du Daïri le titre de Figasi san sio in, et des prêtres celui de Kisaki-no in. Elle fut la première femme qui porta le titre de Nio in (Niu in). Le 6° mois de la 5° année (992), le Taïzio daï sin Tame ko mourut âgé de 5l ans. Il reçut le titre posthume de Sagami (Siang mou koung). Le 12° mois, le Daïri ordonna à Minamotto-no Tada yosi de se saisir d'Aziari, chef des pirates. Le 4° mois de la 4° année (995), Mitsi taka fut démis de l'emploi de régent, et nommé Kwanbak. Le 5° mois, on accorda à Kanseôsiô le titre posthume de Taï zio daï sin et le premier rang de la première classe. On fit annoncer cette promotion par une députation au temple An rok si (Ngan ló szu), dans le Tsoukouzi. Le 7" mois, le Sadaïsin Minamotto-no Masa nobou mourut âgé de 74 ans. Sa fille Rin si (Lun tsu) était mariée à Mitsi naga, troisième fils de Kane ye. Le 5° mois de la 5° année (994), le Daïri envoya Minamotto-no Misou masa, Taira-no Kore toki, Minamotto-no Yori tsika et Minamotto-no Yori nobou, commandans de troupes, dans différentes provinces, pour arrêter les brigands qui les infestaient. Le 7° mois, Minamotto-no Sighe nobou fut nommé Sadaïsin, Mitsi kane Oudaïsin, et Kore masa, fils aîné de Mitsi taka, Nadaïsin. Le l" mois de la l" année du nengo Tsiô tok (995), le Daïri fit une visite à l'impératrice Nio in. Le 5° mois, Mitsi taka, étant tombé malade, se rasa la tête et demanda que son fils Kore masa obtînt sa place de Kwanbak. Il mourut peu de temps après, âgé de 45 ans. - Le 4° mois, l'Oudaïsin Mitsi kane fut nommé Kwanbak; Kore masa en fut très-mécontent. Cela causa de grandes querelles entre eux ; Kore masa pria les dieux de priver Mitsi kane de la vie. Le 7 du 5° mois, le Sadaïsin Minamotto-no Sighe nobou mourut, âgé de 74 ans. Le 8° mois, le Kwanbak Mitsi kane mourut; onze jours après, il reçut le titre de Kourida-no Kwanbak (Sou thian kouan pé). Le l l° mois, Mitsi naga (Tao tchhang), Sa daï seo et frère cadet de Mitsi kane, fut choisi pour Kwanbak, sur les instances de l'impératrice douairière Nio in, et à la grande mortification de Kore masa, qui se flattait d'obtenir cette charge. Dans sa colère, celui-ci implora de nouveau les dieux pour qu'ils fissent mourir le Kwanbak ; mais ce vœu ne fut pas exaucé. A cette époque, une maladie contagieuse fit périr un grand nombre des officiers de la cour du Daïri. Le 7° mois, Mitsi naga devint Oudaïsin, et fut chargé des soins du gouVernement. Le l" mois de la 2° année (996), le Fo wô Kwa san fit un voyage dans le Kinaï, ou la province de la cour. A son retour à Miyako, il eut une intrigue avec la princesse Taka tsoukasa-no Si-no kimi (Yng szu Szu kiun), et se rendit en secret chez elle. La sœur aînée de celle-ci en avait une avec Kore masa. Comme le Fo wô venait souvent à cheval chez Si-no kimi, Kore masa en devint jaloux, l'attaqua dans la nuit, au clair de lune, avec son frère cadet le Tsiounagon Taka ye, et le blessa au côté d'un coup de flèche. Le Fo wô en ressentit une grande frayeur; mais ayant honte d'ébruiter cette affaire, il n'en dit rien. Cependant elle fut bientôt connue ; et le 4° mois, Kore masa fut exilé dans le Tsoukouzi, et son frère Taka ye dans l'Idzoumo.

Le 7° mois, Mitsi naga (Tao tchhang) devint Sadaïsin, et Fousiwara-no Aki mitsi (Thengyuan Hian kouang), fils de Kane ye, fut nommé Oudaïsin. Le 4° mois de la 5° année (997), Kore masa et Taka ye furent rappelés de leur bannissement, parce que leur sœur la Tsiou gou (l'impératrice) Sada ko (Ting tsu), épouse du Daïri, était accouchée d'un fils. Kore masa, indigné d'avoir été exilé, s'était coupé les cheveux; mais le Daïri parvint à apaiser sa colère. Le 7° mois, le Daïnagon Fousiwara-no Kin souye (Thengyuan Koung khi), le plus jeune des fils de Moro souke et oncle de Mitsi naga , fut créé Nadaïsin. Le 8° mois, mourut Tada-no Mantsiou. Depuis le nengo Kwan wa, qu'il se rasa la tête, il avait été reçu dans le Sets, dans la maison Tada-no in. Il avait atteint l'âge de 88 ans. Ses fils Yori mitsi, Yori tsika et Yori nobou excellaient dans le maniement des armes, et furent gardes du corps du Daïri. Le 9° mois de la 4° année (998), plusieurs barbares méridionaux, habitant les îles de la mer de Tsoukouzi, furent pris et conduits à Taisaifou. Le 5° mois de la l" année du nengo Tsió (999), le gouverneur de la province de Simotske Taira-no Kore fira se battit, dans le pays de Kwan to, avec Taira-no Moura yori. Le Daïri ayant envoyé des juges pour rechercher qui avait tort, Moura yori fut banni. Le 8° mois, on expédia l'ordre à Taïsaïfou de mettre à mort les barbares du midi, qui avaient commis des pirateries. Le l l° mois, Aki ko, fille de Mitsi naga, vint à la cour; et comme la Tsiou gou ou impératrice Sada ko était morte, le Daïri l'épousa. Le 5° mois de la 5° année (100l), une maladie contagieuse désola l'empire. On bâtit un temple à Moura no (Tsu ye), et l'on y célébra une fête en l'honneur du dieu de la santé. Ce temple porte à présent le nom de Gori you (Yu ling). Le l l° mois, le daïri ou palais impérial fut détruit par le feu. Le 12 mois, mourut Figasi san sio-no Nio in sen si, veuve de Yen yu in. Le 5° mois de la 4° année (l002), le prêtre Ziak sô (Tsy tchao)" partit

pour la Chine ; il y resta et ne retourna plus au Japon.

(l) #3# Ziak (Tsy tchao), ou avec

son titre honorifique, é# 3k#ll#] Ghen

dai si (Yuan thoung tai szu), ne savait pas la langue chinoise parlée; mais il formait parfaitement bien les caractères avec lesquels elle s'écrit. Il composa un irofa ou alphabet japonais de 47

lettres, qui ne diffère pas beaucoup du fira kana, encore en usage, mais qui n'avait pas la

dernière lettre j, kio (king), laquelle ne sert

en effet qu'à écrire le nom de la capitale de l'empire.—KL.

« EdellinenJatka »