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antipathies, ll est tout à fait indubitable que les menaces et les insultes, les provocations qui nous sont adressées ont causé aussi chez nous une assez vive et légitime exaspération, et cela est très difficile chez l'Allemand, car il est plus inaccessible à la haine nationale que toute autre nation. Mais nous nous sommes efforcés de l'apaiser, et, après comme avant, nous voulons maintenir la paix avec nos voisins et surtout avec la Russie. Si je dis surtout avec la Russie, je suis d'avis que la France, dans nos efforts, ne nous offre aucune certilude de succès, bien que je ne veuille pas dire que cela ne servira à rien. Nous ne chercherons jamais de querelles, nous n'attaquerons jamais la France. Dans les nombreux petits incidents, provoqués par la tendance de nos voisins à espionner et à corrompre, nous avons toujours amené un aplanissement complaisant et amiable, parce que je considérerais comme infame, à propos de vėlilles, d'allumer ou seulement de rendre probable une grande guerre nationale. Ce sont là des cas où il faut dire : c'est le plus raisonnable qui cède.

Je nomme donc de préférence la Russie ; et quant à elle je nourris la même confiance dans le succès que j'ai exprimé l'année dernière, sans courir, ou comme une feuille allemande (la Gazette de Cologne) l'a dit brutalement, sans ramper de conserve après la Russie ; ce temps-là est passé, nous ne briguerons plus de l'amour ni en France ni en Russie.

La presse russe et l'opinion publique en Russie ont montré la porte à un ami fort, puissant et sûr, comme nous l'étions. Nous ne nous imposons pas. Nous avons essayé de rétablir les anciens rapports de confiance, mais nous ne courons après personne. Mais cela ne nous arrêtera pas; au contraire, cela nous stimulera davantage à respecter, avec une double loyauté, les droits contractuels que la Russie possède par rapport à nous. De ces droits contractuels font aussi partie ceux qui ne sont pas reconnus par tous nos amis : j'entends par là les droits que nous avons obtenus pour la Russie au Congrès de Berlin, relativement à la Bulgarie, et qui ont subsisté absolument incontestés jusqu'en 1885. Cela n'est pas douteux pour moi, qui ai aidé à préparer et ai signé les décisions du Congrès, que nous élions tous alors de l'avis que l'influence prépondérante en Bulgarie devait appartenir à la Russie, après que, de son côté, elle avait renoncé à la Roumélie orientale, en donnant la salisfaction modérée de réduire de 800,000 habitants, c'est-à-dire à 3 millions environ, le territoire abandonné à son influence. Conformément à cette pensée du Congrès, la Russie a d'abord, jusqu'en 1885, désigné le prince, un proche parent de la famille impériale de Russie dont personne n'a pu supposer alors qu'il voudrait être autre chose qu'un fidèle partisan de la politique russe.

La Russie a nommé les ministres de la guerre, une grande partie des offciers ; bref, elle a régné en Bulgarie, cela n'est pas douteux. Les Bulgares ou une partie d'entre eux, ou le prince, je ne sais pas qui, n'ont pas été contents de cet état de choses ; il y a eu un coup d'Etat, une défection contre la Russie, et il en est résullé une siluation de fait, à laquelle nous n'avons pas mission de porter remède par la force des armes, mais qui ne saurait altérer en théorie les droits que la Russie a emportés du Congrès. Si, dans le cas où la Russie voudrait faire valoir ses droits par la force, il en résulterait des difficultés, voilà ce que j'ignore, et cela ne nous regarde pas. Nous ne soutiendrons pas des mesures violentes, et nous n'en conseillerons pas davantage. Je ne crois pas non plus que l'intention en existe; je suis même assez certain qu'elle n'existe pas. Mais si la Russie essaye, par voie diplomatique, ou même en suggérant l'intervention du souverain en Bulgarie, c'est-à-dire du sultan, de recouvrer ses droils, je considère comme la tâche d'une politique allemande loyale de s'en tenir purement aux dispositions du traité et à l'interprétation que nous leur avons donnée alors tous sans exception, et dans laquelle, quant à moi, l'opinion des Bulgares ne saurait me troubler.

Au surplus, la Bulgarie, ce mince pays entre le Danube et les Balkans, n'est pas un objet d'importance suffisante auquel pourrait se rattacher la

conséquence de précipiter à cause d'elle l'Europe dans une guerre depuis Moscou jusqu'aux Pyrénées et depuis la mer du Nord jusqu'à Palerme, guerre dont personne ne saurait prévoir l'issue; et après la guerre on ne saurait à peine pourquoi on s'est battu. Je puis donc déclarer que l'hostilité dont nous avons été l'objet de la part de l'opinion publique et surtout dans la presse russe, ne nous empêchera pas, dès que la Russie en exprimera le désir, d'appuyer diplomatiquement ses démarches diplomatiques en vue du recouvrement de son influence en Bulgarie.

Je dis avec intention : dès que la Russie en exprimera le désir. Antérieurement, nous nous étions quelquefois efforcés, par suite de suggestions confidentielles, de donner satisfaction à des désirs russes.

Mais nous avons dû voir qu'il s'est trouvé des feuilles russes qui ont essayé de démontrer aussitôt que précisément ces démarches allemandes ont été les plus hostiles à l'égard de la Russie, et qui nous ont attaqués, parce que nous avions pris les devants pour l'accomplissement des désirs de la Russie. Nous avons fait cela aussi au Congrès, mais cela ne nous arrivera plus. Si la Russie nous invite officiellement à appuyer les démarches qu'elle se propose de faire auprès du sultan en vue du rétablissement de la situation conforme aux traités en Bulgarie, je n'hésiterai pas à conseiller à Sa Majesté l'Empereur d'agir en ce sens. Car c'est là ce qu'exigent de notre loyauté les traités à l'égard d'un voisin avec lequel nous avons toujours à cultiver, quelles que soient les dispositions du moment, des relations de voisin et à défendre de grands intérêts monarchiques communs et les intérêts de l'ordre vis-à-vis de tous les ennemis de l'ordre en Europe, à l'égard d'un pays dont le monarque comprend parfaitement cette tâche des monarques alliés.

Je ne doute pas du tout que l'empereur de Russie ne fasse la guerre, s'il trouve que les intérêts de son vaste empire de cent millions de sujets le lui commandent. Mais ses intérêts ne sauraient lui commander de faire cette guerre précisément contre nous ; je ne crois même pas probable que de pareils intérêts majeurs subsistent actuellement.

Pour me résumer, je ne crois pas à une perturbation imminente de la paix et je vous prie de traiter votre projet de loi indépendamment de cette pensée et de ces appréhensions, mais uniquement en vue du rétablissement complet de l'emploi de la force considérable que Dieu a accordée à la nation allemande, pour le cas où nous en aurions besoin ; si nous n'en avons pas besoin, nous ne l'appellerons pas, nous lâcherons d'éviter l'éventualité où nous en aurions besoin. Mais nos efforts sont toujours rendus difficiles jusqu'à un certain point par des articles menaçants des journaux étrangers. Je voudrais adresser à l'étranger surtout l'invitation de cesser ces menaces, qui ne mènent à rien. Ces menaces, non pas de la part du gouvernement, mais de la part de la presse, sont, au fond, une incroyable sottise, lorsqu'on s'imagine pouvoir intimider une grande puissance fière comme l'empire allemand, par telle ou telle formation comminatoire de l'encre d'imprimerie, par telle ou telle combinaison de mots.

On devrait cesser cela et on nous rendrait plus facile de nous montrer complaisants à l'égard de nos deux voisins. Chaque pays, à la longue, sera pouriant, un jour ou l'autre, responsable des vitres que sa presse a cassées, le compte en sera présenté quelque jour au milieu de la mauvaise humeur des autres pays. On nous séduira facilement, trop facilement peut-être, par des procédés amicaux et bienveillants, jamais par des menaces.

Nous autres, Allemands, nous ne craignons que Dieu, rien autre chose au monde, et cette crainte de Dieu nous fait aimer et cultiver la paix. Celui qui la violera pourra se convaincre que l'amour de la patrie, qui en 1813 appela sous les drapeaux la population entière de la Prusse amoindrie et exténuée, anime aujourd'hui toute la nation allemande et la trouvera unie, armée, et verra que chaque guerrier porte dans son caur la ferme croyance que Dieu sera avec nous. (Longue salve d'applaudissements frénétiques.)

M. de Franckenstein, du centre, fait la motion suivante :

« Au nom de mes amis, je propose le renvoi du projet d'emprunt à la commission du budget. Le projet d'emprunt est une conséquence du projet de loi militaire, et je suis chargé, par tous mes amis, d'en demander, à la prochaine discussion, l'adoption en bloc. Nous voulons manifester par là que nous tenons compte de la situation générale. »

M. de Helldorff, conservateur :

« J'appuie la proposition et je demande à appuyer l'expression de la confiance que nous avons que les mesures destinées au maintien de la paix seront prises à temps par notre gouvernement. »

M. de Bennigsen, un des chefs du parti national-libéral :

« On n'attend pas en ce moment de longs discours des représentants de la nation allemande. Mais ce que la nation peut attendre de nous, c'est que, unissant notre action à celle des gouvernements confédérés et soutenant la politique qui nous a assuré la paix depuis 1870, et dont nous espérons encore qu'elle saura aussi, à l'avenir, nous conserver la paix, nous fassions tous les sacrifices qu'exige la nécessité de nous rendre assez forts pour maintenir cette paix, en faisant appel à touies les forces armées dont dispose l'Allemagne, et pour nous rendre promptement la paix dans le cas où un événement se produirait contre toute attenle. »

M. Rickert déclare, au nom des progressistes, qu'ils voteront également le projet dans la conviction qu'ils soutiendront ainsi la politique pacifique du gouvernement.

Le vote a lieu ; à l'unanimilé des voix, le projet est renvoyé à la commission du budget.

On passo immédiatement à la discussion, en seconde lecture, du projet de loi militaire.

M. de Franckenstein propose l'adoption on bloc du projet.

M. do Bennigsen appuie celle motion par la raison que, dans la discussion au sein de la commission, on a adouci certaines dispositions du projet.

Le prince de Bismarck. - Je puis assurer que les gouvernements confedérés seront reconnaissants de cet empressement, et qu'ils y verront, non seulement une preuve de la confiance du Reichstag, mais encore une force nouvelle et essentielle donnée aux garanties de la paix.

M. de Maltzahn-Gültz ayant déclaré que la commission accepte le procédé proposé, la loi est volée en bloc en seconde lecture.

Au moment où l'on passe au vote, on constate qu'il n'y a plus un seul dėpulé socialiste présent. Ils ont tous quitté la salle.

Prolongation de la durée de la législature. Le Reichstag a discuté, le 1er février, le projet qui, émanant de l'initiative parlementaire, tend à changer en mandat quinquennal le mandat actuel du Reichstag, qui n'est que triennal, et dispose, en outre, que le budget sera votó pour deux ans.

M. Windthorst estime que toute modification constiutionnelle est chose grave. En temps ordinaire, cependant, il ne serait pas l'adversaire du projet, inais, en ce moment, l'Allemagne n'est pas dans une situalion normale, et l'orateur croit devoir combatre un projet qui diminuera encore l'autorité d'un Parlement qui n'a déjà que trop peu d'influence sur la marche des affaires, et qui n'a plus le droit de toucher ni au budget des affaires étrangères ni à celui de la guerre. Le projet est le résultat d'un compromis entre les nationaux-libéraux, les conservateurs-libres et les conservateurs, et il est permis de supposer qu'il n'est que le début d'une série de modifications qu'on veut faire subir a la Constitution. N'a-t-on pas dit qu'un professeur de l'Université de Strasbourg avait été consulté sur la manière de changer la Constitution sans le concours du Reichstag ? L'orateur désire que les élections aient lieu tous les trois ans, pour que la nation puisse aussi souvent que possible faire connaitre sa volonté. C'est d'autant plus nécessaire qu'aux dernières élections, le peuple a été trompé et qu'il faut lui donner les moyens dc réparer l'erreur commise.

M. Bamberger, progressiste, dit qu'il ne peut voter une loi qui par ellemême n'est pas contraire aux principes des libéraux, mais qui, dans les circonstances présentes, serait funeste à la liberté en Allemagne. On a cité l'Angleterre et d'autres pays où la législature dure sept ans, mais, dans ces pays, il y a des institutions libérales qui n'existent pas en Allemagne. Aucun peuple ne voudrait accepter le régime parlementaire de l'Allemagne. Le projet, au surplus, serait un atout de plus dans les mains du gouvernement qui a déjà le droit de dissoudre le Reichstag. L'orateur rend les nationauxlibéraux responsables de la présentation de ce projet qui, sans eux, n'aurait aucune chance d'être accepté.

M. de Bætticher, ministre d'Etat, déclare que le gouvernement, comme il en a l'habitude lorsqu'un projet émane de l'initiative parlementaire, gardera la neutralité. Il croit cependant devoir assurer à M. Windthorst qu'aucun professeur de l'Université de Strasbourg n'a été consulté par le gouvernement sur la manière dont on pourrait modifier la Constitution sans le concours du Reichstag.

M. de Bennigsen (national-libéral) dit que les nationaux-libéraux, en faisant un compromis avec les conservateurs, n'ont pas eu les noires intentions que leur prète M. Windthorst; ils se sont alliés pour la durée du septennat. Quant à la dissolution du Reichstag, ce n'est pas là un moyen si facile dont dispose le gouvernement. On ne peut l'employer que lorsqu'il s'agit d'une question nationale très grave, lorsqu'il s'agit d'un désaccord entre le Parlement et la nation, comme celui du septennat, par exemple. L'émotion qu'il y eut alors dans le pays n'a pas été artificielle ; deux fois, l'année dernière, l'Allemagne a été exposée à une agression de la part de la France, et la prudence de M. Grévy a seule empêché la guerre. L'Allemagne, conclut l'orateur, n'a pas besoin d'un régime parlementaire, mais d'une forte monarchie et d'un Reichstag influent, et celui-ci sera influent s'il est bien composé, qu'il siège pendant trois ans ou pendant cinq ans.

M. P. Reichensperger (centre) parle contre le projet. Selon lui, la dernière agitation électorale a été factice, et le Reichstag actuel n'est pas l'expression de la majorité du pays.

M. de Maltzhan défend le projet au nom des conservateurs.

Loi contre los socialistes. Dans la séance du 13 février, le Reichstag a discuté, en deuxième lecture, la loi contre les socialistes. Le premier article du projet de la commission, qui prolonge la durée de la loi actuelle jusqu'au 30 septembre 1890, a été adopté par 169 voix contre 80. Les conservateurs, qui avaient vainement demandé l'aggravation de la loi, ont voté pour une prolongation de cinq ans.

M. Windthorst a déclaré que le centre repoussait les articles du projet qui renforcent la loi de répression du socialisme déjà existante, et que ce qui le décidait à repousser ces articles, c'étaient les expériences que le parti du centre a faites à ses propres dépens. Le centre est décidé à combattre, avec tous les moyens possibles, même avec les moyens violents, les tendances subversives et révolutionnaires ; mais il n'est pas toujours facile de tracer nettement la limite qui sépare le socialisme des tendances anarchistes.

Il faut revenir le plus tôt possible, dit l'orateur, au droit commun, qui

suffit pour combattre efficacement le socialisme. Ce qui a donné de la vie et de la force au socialisme, c'est précisément la loi de répression. Il faut supprimer l'article qui interdit les réunions socialistes. C'est par ces réunions que le peuple apprend à connaître le socialisme sous son vrai jour. Les interdire et renforcer les peines qui frappent ceux qui y prennent part, c'est pousser les socialistes à aller à l'étranger, et, une fois à l'étranger, ils fomenteront, en toute sécurité, l'agitation révolutionnaire en Allemagne. Il faut surveiller l'enseignement qui a trait aux questions sociales et qui est donné par les Universités ; il faut aussi renforcer l'autorité de l'Eglise, qui combat le socialisme. Il faut surveiller également les théâtres et tout ce qui s'y rattache, car c'est là que l'on prêche l'irréligiosité et le socialisme, et ce n'est pas par des lois d'exception, mais en se servant des lois existantes que l'on doit exercer cette surveillance.

A ce point de vue, la situation est plus mauvaise encore à Berlin qu'ailleurs. La police ferme les yeux sur les abus qui s'y produisent. Le gouvernement lui-même a fomente l'irréligiosité en combattant les prêtres, en plaçant les écoles sous un mauvais régime.

Il n'a pas le droit de se plaindre s'il récolte les fruits du mauvais esprit qu'il a répandu par les lois détestables qu'il a fait voter.

M. Windthorst termine en déclarant que son parti ne votera pas la prolon. gation de la loi déjà existante pendant une durée de cinq ans, et qu'il se réserve de proposer des amendements au projet actuel lors de la troisième lecture.

M. de Puttkamer, ministre de l'intérieur, répond qu'il est impossible de tracer nettement la limite entre les tendances sociales subversives et celles qui ne le sont pas. La loi de répression, qui a été votée pour la première fois en 1878, a cependant marqué une limite qui parait suffisante entre ce qui est permis et ce qui ne l'est pas; mais elle n'atteint pas assez sévèrement ceux qui franchissent la limite indiquée.

Quant à certaines publications détestables que nous atteignons avec la loi de répression, il serait impossible de les empêcher ou de les frapper avec le simple droit commun. Si le socialisme restait confiné dans la sphère des idées, nous n'aurions probablement pas eu à le combattre au moyen d'une loi spéciale. Mais le socialisme n'est pas simplement un mouvement d'idées, un mouvement idéal ; il fait miroiter aux yeux des masses des résultats pratiques ; il promet à ses partisans des journées de travail réduites à trois ou quatre heures; il leur promet la participation à toutes les jouissances de la terre. C'est par là qu'il réussit à grossir les rangs d'un parti qui tend, en fin de compte, au renversement de tout l'ordre existant.

Pour ce qui est de la situation à Berlin, dit le ministre, je serais prel à entreprendre, bras dessus, bras dessous, avec M. Windthorst, une tournée dans notre capitale, si je ne craignais que cette tournée ne fit une impression comique. Ce qu'on nous a reproché jusqu'ici, c'est que nous avons été, non pas trop indulgents, mais trop sévères. Il me semble que M. Windthorst, dans ses développements, a visé une pièce de théâtre déterminée. (Cris de : Francillon ! Francillon !) Je ne veux pas exposer les raisons qui ont déterminé le directeur de la police à ne pas interdire cette pièce; mais je dois dire que, si tout ce qu'on m'a dit du sens et du contenu de cette pièce est exact, j'aurais, pour ma part, désiré que l'on eût examiné cette question très sérieusement. Peut-être l'a-t-on fait.

Quant au reproche qui consiste à dire que les lois existantes bannissent l'esprit religieux des écoles, j'en appelle au Reichstag pour le réduire à sa juste valeur. L'article 28, que M. Windthorst désire affaiblir, perdrait toute valeur à nos yeux si on consentait à cet affaiblissement. Quant à la durée de la loi, elle ne forme pas une question de principe. En la portant à cinq ans, nous avons voulu éviter le retour trop fréquent de discussions irritantes. Mais, si le Reichstag veut assumer la responsabilité d'une décision qui rédui

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