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Yosi fisa dans tout le Kiouziou. Il fit également la guerre à Odomo, prince de Boungo. Plus tard il se rasa la tête, et prit le nom de Riô fak. Le 5° mois de la 12° année (l584), Oda-no Nobou wo se brouilla avec Fide yosi, qui envoya en avant dans l'Owari ses généraux Ikeda Siô nu et Mori, prince de Mousadzi, et les suivit peu après. Nobou wo demanda du secours à Ye yasou, qui vint en effet de son pays, et campa au mont Komaghi yama. Fide yosi avait son camp à Gakouden. Le 9 du 4 mois, il y eut une bataille à Naga koude, dans laquelle Fide tsougou, cousin de Fide yosi, fut défait : Ikeda Siô nu et son fils Mori Naga katsou y furent tués. Ye yasou recueillit de grands avantages de cette victoire. Le 5° mois, Fide yosi marcha avec son armée vers le Mino. Le 7" mois, il y eut une autre bataille à Kaniye, dans laquelle Takigawa Katsou masou fut battu. Alors Fide yosi retourna du Mino à Miyako, et Ye yasou à son château de Fama mats. Le 10° mois, la paix fut conclue entre Fide yosi et Nobou wo. Le l l° mois, Fide yosi fut nommé Daïnagon et eut le second rang de la troisième classe. Le l2° mois, Itsisio-no Woutsi moto reçut sa démission de Kwanbak et de Sadaïsin ; l'Oudaïsin Nisio-no Aki sane devint Sadaïsin. Le 2° mois de la l5° année (l585), Nisio-no Aki sane fut fait Kwanbak. Le 5° mois, Aki sane eut sa démission comme Sadaïsin ; Konoye-no Nobou moto le remplaça : Kikoutsi-no Farou souye devint Oudaïsin, et Fide yosi Nadaïsin, avec le premier rang de la seconde classe. Personne ne connaissait son origine, et il n'avait pas un prénom à lui. Nobou naga descendait de la famille Feïke. Fide yosi prétendait aussi y appartenir; mais ne trouvant pas de crédit sur ce point, il prit le nom de famille Fousiwara; et comme il était fort lié avec Kikoutsi-no Farou souye, il obtint facilement l'autorisation de l'empereur pour le porter ".

(l) Les Annales des Daïri ne donnent, comme cence du père ayant été reconnue, il fut rappelé on voit, aucun détail sur l'origine de + #- à Miyako, où résidait sa famille, et rétabli dans V2 son emploi. Sa maîtresse, qu'il avait été forcé de laisser dans l'Owari, tomba dans la misère après son départ; et elle n'eut d'autre ressource pour subsister avec son fils, que d'épouser un laboureur, nommé Naka moura Yayemon, qui prit soin de l'enfant et le fit élever sous ses yeux. Après la mort de Yayemon, sa veuve se remaria avec le médecin Tsikou ami. Le fils de Motsi faghi, parvenu à l'âge de vingt ans, épousa

Fide yosi. Quelques auteurs assurent qu'il était né dans les dernières classes de la société; d'autres au contraire lui attribuent une naissance plus relevée. Voici ce que ces derniers racontent : Le Tsiounagon Motsi faghi, officier du Daïri, accusé d'un crime qu'il n'avait pas commis, fut exilé dans l'Owari. Il y devint amoureux d'une femme, dont il eut un fils qui reçut à sa naissance le nom de Fi yosi marou. L'inno

Le même mois, Fide yosi entra dans le Kii-no kouni, où il démolit le grand Le 4° mois, il se rendit au temple du mont Koya san, dicta ses ordres aux prêtres, et leur enjoignit d'obéir ponctuellement à ceux du Seogoun. Il dépêcha son frère Fide naga et son cousin Fide tsougou dans le Si kokf, pour faire la guerre à Tsióso kabe, prince de Tosa. Cependant celui-ci se soumit, et cette contrée resta en paix. Le 7° mois, Fide yosi, ambitionnant de devenir Zeï i Seogoun, pria l'ancien Seogoun Yosi aki nudo siô san, qui demeurait à Moura matsi, de l'adopter ; mais celui-ci le refusa, à cause de sa basse extraction. Fide yosi consulta alors son ami Kikoutsi-no Farou souye pour faire démettre Nisio-no Aki sane de l'emploi de Kwanbak, ce qui réussit. Fide yosi fut créé Kwanbak avec le second rang de la première classe. Il alla remercier le Daïri de son avancement, ayant à sa suite Nobou wo, Fiou naga, Fide tsougou, Mayida Tosi ye, Oukida Fide ye, et tous les princes.Jamais on n'avait vu chose pareille : tous les Kwanbak avant lui avaient été de la famille de Fousiwara. Le Daïri lui accorda à cette occasion le nom de famille Toyo tomi, qui fut pris par tous ses parens. Il marcha la même année vers les provinces Yetsiou et Noto, pour faire la guerre au prince Sasa koura-no ski Narimasa, qui se soumit. Il ordonna aussi à Nobou wo d'envoyer à Fama mats, pour mander Ye yasou à Miyako. Nobou wo dépêcha Fasima, prince de Simosa, mais Yeye yasou refusa d'obéir. Le 2° mois de la 14° année (1586), Ye yasou fut nommé Sanghi, avec le second rang de la troisième classe. Déjà dans la 9° année du nengo Yei rok (1566), il avait obtenu le second rang de la cinquième classe et le titre de prince de Mikawa; il avait monté par degrés, et était parvenu à un rang aussi élevé. Nobou wo dépêcha de nouveau Fasima, prince de Simosa, à Fama mats, mais Ye yasou persévéra dans son refus. Le 5° mois, la plus jeune des sœurs du Kwanbak Toyo tomi-no Fide yosi fut conduite à Fama mats, pour épouser Ye yasou. Le 7° mois, le prince Sane fito sin o, fils du Daïri, mourut; son père lui donna le titre de Tai ziô ten o, on y ajouta le nom posthume de kwô in. Le 9° mois, Oman dokoro, mère de Fide yosi, arriva en otage à Okasaki ; c'est alors que Ye yasou se rendit à Miyako, pour faire une visite à Fide yosi dans son château, à Osaka. Le l0° mois, Ye yasou et Toyo tomi-no Fide naga furent créés Tsiounagon ; Toyotomi Fide tsougou devint Sanghi. Ye yasou retourna alors à son château de Fama mats, et renvoya la mère de Fide yosi à Miyako. Le 7 du l l° mois, le Daïri résigna l'empire à son petit-fils Masa fito sin o. fils de Yô kwô in.

temple de Negoro-dera.

Kita-no Marou dono , fille de la nourrice du prince de Kaga. Il était alors si pauvre, qu'il n'avait pas même un sagaraki yaki, ou pot de terre commune, pour boire du sake avec la mariée. Cependant il entra dans la maison de Matsou sita Kafesi, officier du Seogoun, en qualité de porteur de babouches. Il passa de là au service de Nobou naga, qui n'était encore que prince d'Owari, et ce fut alors qu'il prit le nom de Fide yosi. Il servit son nouveau maître avec tant de dévouement, et donna des preuves si multipliées de sagesse et de bravoure, que Nobou naga, devenu Seogoun, l'éleva aux premières dignités militaires. Après la mort de ce prince, Fide yosi se mit en possession du gouvernement, et dès qu'un fils qu'il avait adopté eut été nommé Kwanbak, il prit le nom de Tai ko. Il était de petite taille, ayant à peine cinquante pouces de haut. Ses yeux étaient ronds comme ceux des singes, ce qui lui avait fait donner le surnom de Sarou tsoura, visage de singe. Fide yosi, à l'âge de quarante ans, était devenu amoureux de Yodo dono, fille de Asai Naga masa, prince de Bizen, qui s'était montré constamment l'ennemi de Nobou naga, et qui, à la fin, se voyant vaincu, en 1575, s'était donné la mort. Nobou naga ayant confisqué son château d'Odani, en avait confié la garde à Fide yosi; ce fut alors que celui ci eut occasion de voir Yodo dono, qui était aussi recommandable par sa beauté et son esprit, qu'il paraît qu'elle l'était peu par ses mœurs. Quelques écrivains assurent qu'il l'épousa , d'autres qu'il vécut seulement avec elle, mais sans en faire sa femme. Quoi qu'il en soit, il lui demeura constamment attaché, et il en eut, en l592, dans sa

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est sans fondement; elle n'a pour objet que de rendre moins odieuse l'usurpation de Ye yasou, qui détrôna Fide yori. Cependant il paraît constant que Yodo dono, après la mort de Taï ko, devint la maîtresse d'un officier de la maison de Fide yosi, nommé Ono souri Farou naga. Cet homme, sans cœur et d'une conduite déréglée, n'avait de mérite que ses agrémens extérieurs. Yodo dono au contraire avait un courage digne

· de sa haute fortune : sa fermeté et la sagesse de

ses conseils furent d'un grand secours à son fils dans ses guerres contre Yasou. Aussi celui-ci lui portait une haine implacable, et après la prise du château d'Osaka, il l'emmena avec lui à Yedo, où l'on dit qu'elle se donna la mort. Fide yosi, avant d'avoir eu un enfant, en avait adopté un; c'était #k3#- Fide tsougou, fils de son frère cadet Fide naga. Ce jeune prince, d'un naturel féroce, faisait mettre à mort les vieillards, les aveugles et les infirmes qu'il rencontrait, en disant qu'ils n'étaient bons à rien dans ce monde. Il faisait ses délices de tuer et de massacrer. Il n'y avait point de jour qu'il ne se donnât ce plaisir, et il fit construire un édifice exprès, pour y tourmenter et mettre à mort des hommes et des femmes de toute condition. Taï ko, indigné de ces cruautés, le confina dans le temple du mont Koye san, où lui et ses gens se tuèrent, le 15 jour du lo mois de la 4° des années Boun rok (l595). Tai ko, voyant sa fin approcher, crut devoir prendre des mesures pour assurer le gouvernement du Japon à son fils Fide yori, alors âgé de 6 ans. Il ne trouva pas de meilleur expédient que de s'allier étroitement avec Ye yasou, gouverneur général du Kwantô, le plus recommandable et le plus puissant des princes de l'empire. A cet effet, pendant la maladie qui termina ses jours, il fiança son fils à la petite fille de Ye yasou, laquelle n'avait encore que deux ans. Il nomma Ye yasou tuteur de Fide yori, après lui avoir fait jurer solennellement et signer de son sang que, dès que le prince aurait atteint sa 15° année, il le reconnaîtrait et le ferait reconnaître Seogoun par le Daïri. Taï ko, tranquillisé par

ces précautions, remit le gouvernement à Ye yasou. Après la mort de Taï ko, la division ne tarda pas à se mettre parmi les gouverneurs, et il en résulta des guerres et des troubles dans l'empire. Ye yasou, qui aspirait depuis longtemps au pouvoir suprême, eut soin de fomenter ces troubles ; il s'en prévalut, jusqu'à ce que, voyant son autorité assez affermie, il leva le masque, attaqua Fide yori sous des motifs plausibles, et l'assiégea dans son château d'Osaka. La paix se fit toutefois par l'entremise du Daïri, mais elle dura peu. La guerre recommença avec plus de violence, et finit par la prise du château d'Osaka et la mort de Fide yori, qui y périt dans les flammes. Cependant d'autres auteurs prétendent qu'il parvint à se réfugier dans le Satsouma. Ye yasou, devenu maître de l'empire par la défaite de Fide yori et de ses partisans, ne songea plus qu'aux moyens de s'assurer pour

toujours le pouvoir suprême. Comme il y avait beaucoup de personnes à la cour du Daïri qui favorisaient le parti de Fide yori, et qu'il était du plus grand intérêt pour l'usurpateur de tenir cette cour dans une dépendance absolue, il sut persuader au Daïri de nommer ses deux fils grands-prêtres, l'un dans le temple de Ni kwo, et l'autre dans celui d'Ouye-no à Yedo. De cette manière il n'eut plus rien à craindre du Daïri, qu'il aurait pu faire remplacer immédiatement par un de ses fils, s'il eût osé tenter quelque entreprise contre son pouvoir usurpé. Ye yasou, tranquille de ce côté, fit des réglemens si sages, que l'empire, trop long-temps déchiré par des discordes civiles, parvint enfin à goûter une tranquillité parfaite, et qu'on put jeter les fondemens d'une prospérité dont il jouit encore aujourd'hui. — KL.

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Go Yo zEi IN (Heou yang tchhing yuan), ou Masa fito, fut proclamé Daïri le 25 du l l° mois de la l4° année du nengo Ten zió : son grand-père Okimatsno in régnait depuis 29 ans lorsqu'il lui céda l'empire; il mourut 7 ans après, ou le 5 du l" mois de la 2° année du nengo Boun rok (1595), âgé de 7l ans.

Le 12° mois, le Kwambak Toyo tomi Fide yosi fut nommé Taïziô daïsin.

La 15° année (l587), il entra dans le Kiouziou, pour faire la guerre à Sima sou Yosi fisa, prince de Satsouma, qui fut vaincu et se soumit ", de sorte que s la paix fut rétablie dans les neuf provinces de cette île. Mori Terou moto et Naga o Kaghe katsou se soumirent de même; le premier fut régent du pays central, depuis Sima-no seki jusqu'à Fiogo; l'autre fut régent du pays sep

(l) Fide yosi avait auparavant déjà tenté de se rendre maître de Satsouma, mais sans succès, cette province étant munie de plusieurs châteaux forts, et défendue par un peuple guerrier. Cette fois il fit une nouvelle tentative, et prit avec lui le grand-prêtre de l'ordre I ko siô, à la

doctrine duquel presque tous les habitans de Satsouma étaient attachés. Par l'influence des religieux de cet ordre, les troupes de Satsouma, dès le commencement de la bataille, rompirent les pointes de leurs flèches, et ne char. gèrent point leurs fusils à balle ; en sorte que Le prince de Satsouma, n'ayant point de source d'eau douce dans son palais à Yédo, car cette ville est bâtie sur un terrain marécageux et l'eau des puits y est saumâtre, ce désagrément

tentrional.

Le 4° mois de la l6° année (1588), Fide yosi bâtit à Miyako le superbe palais Ziou rak tei*; il y invita le Daïri. Il prit le titre de Taiko*, mena une vie agréable, et agit en tout selon son bon plaisir.

Fide yosi remporta facilement la victoire. Il fit prisonnier le prince de Satsouma, qui parvint pourtant à se sauver et se cacha dans le temple Fi ko san, situé à l'endroit où les provinces de Tsikouzen, Bounzen et Boungo se touchent; il se rasa la tête et se fit novice. Plus tard, il vint voir Fide yosi et offrit de se soumettre. De cette · manière, il fut rétabli dans la possession des provinces de Satsouma, Fiouga et Ozoumi. Le prêtre du temple Fi ko san se rend encore tous les ans auprès du prince de Satsouma, qui lui fait un présent de chevaux, en reconnaissance du service rendu à l'un de ses ancêtres. La trahison des prêtres d'I ko sio eut pour suite qu'ils furent tous chassés des domaines des princes de Satsouma. Encore aujourd'hui, si l'on en découvre un, on lui tranche la tête. On voit, aux limites du pays, de grandes planches sur lesquelles sont attachés des édits, dont le premier article est : A tous ceux de l'ordre d'I ko sio l'entrée est interdite sous peine de mort. Yeye yasou s'étant emparé de l'empire après la mort de Taïko, le prince de Satsouma secoua le joug, et ne voulut plus être compris parmi les vassaux du Seogoun. Ces princes étaient alors si respectés, qu'à leur arrivée à Yedo, Yeye yasou, Fide tada et Yeye mitsi allaient toujours à leur rencontre jusqu'au faubourg de Sinagawa.Actuellement ils y sont complimentés au nom du Seogoun par un conseiller d'état ordinaire. Simasou Kasousa-no souke, bisaïeul du prince qui régnait en 1780, montra ouvertement le peu de cas qu'il faisait du Seogoun Yosi moune. Aussi long-temps que celui-ci n'avait été que prince de Ki ziou, ils étaient fort liés; cette amitié se changea, quand il fut devenu Seogoun, en une haine à mort. En voici la raison :

lui donna l'envie d'y faire conduire de l'eau de

la rivière Tamagawa. Il en demanda la permission au Seogoun, qui la refusa. Son fils, Mats daira, prince d'Osoumi, qui avait épousé une parente de Yosi moune, fit construire autant de conduits qu'il lui plut, sans en demander la permission, et personne ne l'en empêcha. Le père s'en fâcha, et dit que son fils, en agissant ainsi, n'était qu'un lâche, puisque cela lui avait été refusé, à lui, l'ami intime du Seogoun, et il le fit avertir que si pendant sa vie il s'avisait de venir à Satsouma, il le tuerait. Simasou Kasousa-no souke était un homme entreprenant et d'un grand courage : il ne pouvait souffrir l'arrogance de Yosi moune après son avénement à la dignité de Seogoun ; il méprisa ses ordres, et ne vint plus jamais à Yedo pour lui rendre hommage.

Quand un Seogoun n'a pas de fils qui puisse lui succéder, on prend toujours son successeur dans les familles des princes d'Owari, de Kiiziou et de Mito, mais principalement dans les deux premières. Les Seogoun tâchent aussi de se lier par mariage avec les familles princières de Satsouma, de Mouts et d'Oziou, qu'ils redoutent comme chefs de populations guerrières. — KL.

(l) Ce palais est actuellement détruit.

(2) Quand Fide yosi fut créé Taiziô daisin, son fils lui succéda comme Kwanbak. Alors on donna au père le titre de Taiko. S'il avait eu la tête rasée et qu'il se fût

fait prêtre, il aurait eu, comme père du Kwanbak, le titre de Sin ko. — KL.

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